Mercato : Fan du PSG, il a décidé de signer dans son club de cœur !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Pour certains joueurs, signer au Paris Saint-Germain est le rêve d’une vie, et ce même avant l’arrivée du Qatar en 2011. C’est le cas de ce célèbre joueur, devenu consultant, qui a privilégié le club de la capitale malgré d’autres propositions plus intéressantes.

C’est l’un des clubs les plus populaires de France, et il n’y a pas eu besoin de l’arrivée des Qataris pour le constater. Depuis de longues années, le Paris Saint-Germain fait rêver de nombreux joueurs, et certains ont eu le privilège de porter le maillot rouge et bleu qui signifiait tant pour eux. C’est le cas de Jérôme Rothen, arrivé au PSG à l’été 2004, dans la foulée de la finale de Ligue des champions perdue par l’AS Monaco. À cette époque, des clubs plus huppés lorgnaient pourtant le numéro 25…

« Si je vois l’aspect financier au début, je ne vais pas à Paris »

« Je suis venu parce que j’avais un attachement particulier avec Paris, avait expliqué Jérôme Rothen en 2017, dans un entretien accordé au site Virage. Parce que si je vois l’aspect financier au début, je ne vais pas à Paris. Ouais, je vais à l’étranger ou même à Lyon, qui était plus riche que le PSG à l’époque. Ah oui ! À Lyon, j’aurais eu un meilleur salaire, pas du simple au double mais… Mais moi, j’estime qu’à un certain niveau de salaire, au bout d’un moment, je ne vois plus la différence… »

Un choix qui n’a pas tout de suite été compris dans l’entourage du gaucher. « On me l’a reproché au départ. Les gens qui étaient là pour me conseiller, très clairement, me disaient: “Ne va pas au PSG ! Tu es un malade, autant financièrement que sportivement !”. Je leur ai dit que sportivement, le club grandissait, avait ajouté Jérôme Rothen. Parce que le club était en Champions League quand je suis arrivé. Il avait fini deuxième du championnat. Tu te disais que le club était en train de se restructurer, par rapport à des années plus compliquées. Et puis il y avait Canal. Ils mettaient de l’argent, bon, pas comme les Qataris, eux, c’est une autre dimension, mais à l’époque, ils mettaient quand même beaucoup d’argent. Et ça, certaines personnes l’ont oublié. »

« Pour moi, le regret, ça aurait été de faire une carrière sans jouer au PSG »

Mais l’aventure parisienne de Jérôme Rothen a pris un tournant en 2006, avec la vente du PSG par Canal+. « Le problème, c’est que moi, j’ai connu la transition avec la vente du club à Colony, et là, ça a été un gros souci… Parce que là, pour de bon, Colony n’investissait plus du tout ! Ils ne faisaient que des coups, enfin, ils essayaient de faire des coups… Ils t’ont acheté des joueurs surcotés, des Everton, des Souza, un Mateja Kezman alors que l’entraîneur n’en voulait pas, il n’y avait que des trucs comme ça, ça changeait tous les ans de président, d’entraîneur. Le club n’était plus du tout structuré. Et quand tu commences à tomber de ce côté-là… Je peux te dire que même les joueurs… L’ effectif changeait tout le temps, regrettait à l'époque Rothen. Nous, on s’accrochait. Je dis nous parce que je n’étais pas le seul. Pauleta aussi s’est accroché. On était les deux à s’accrocher parce qu’on aimait le club. Sinon, on aurait pu aller voir ailleurs. Parce que bien sûr qu’il y avait des propositions… »

Pas de quoi lui faire regretter ses six années pourtant loin d’être de tout repos : « Pour moi, le regret, ça aurait été de faire une carrière sans jouer au PSG. Après, c’est toujours pareil. Quand tu y es… Tu pars avec des objectifs. Alors, moi, porter le maillot du PSG, me revoir tout gamin dans la tribune à Auteuil, forcément, t’as énormément de frissons. Même quand je t’en parle, j’ai encore des frissons. »

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