Alors que les semaines passent et que l'on arrive à moins d'un mois de la fermeture du marché, le recrutement de l'Olympique de Marseille est toujours au point mort, avec zéro nouvelle recrue, le club phocéen restant pour l'instant englué dans ses ventes. Pourtant, malgré ce contexte a priori délicat, plusieurs éléments amènent à penser que la situation reste sous contrôle. Explication.

Plus les semaines passent et plus le questionnement monte autour de la campagne de recrutement de l'Olympique de Marseille. A moins d'un mois de la fermeture du marché, le club phocéen n'a toujours bouclé aucun renfort, et pis, donne l'impression d'être englué dans son processus de ventes, sans parvenir à boucler quelques gros dossiers comme Geronimo Rulli, Facundo Medina, Nayef Aguerd voire Igor Paixao.
Un tel scénario avait été anticipé par les nouveaux dirigeants
Si le contexte apparaît donc très délicat, plusieurs éléments tendent pourtant à montrer que la situation reste sous contrôle du côté des dirigeants phocéens, notamment du directeur sportif Grégory Lorenzi. Tout d'abord, le fait est qu'au sein de l'état-major marseillais, on avait anticipé un tel scénario et que les stratégies ont donc été bâties en fonction. Les déclarations de Lorenzi dès son arrivée témoignent en effet qu'un tel schéma était programmé : « La priorité est de retrouver une santé financière. Nous avons pris des engagements auprès de la DNCG et de l'UEFA que nous devons respecter. Cela passe forcément par des ventes ou des prêts afin de réduire la masse salariale. Sans cela, nous ne pourrons pas enregistrer de nouveaux joueurs. C'est la réalité de notre situation aujourd'hui. Nous écouterons les offres intéressantes pour certains joueurs majeurs. Dire le contraire serait mentir. Mais cela ne signifie pas que tout le monde partira. Notre rôle est de trouver le meilleur équilibre entre les impératifs financiers et la compétitivité sportive de l'équipe ».
L'attitude de l'OM à la vente n'émet aucun signal de panique
Un autre élément amène à penser que l'Olympique de Marseille garde le contrôle de la situation : il ne brade pas ses joueurs. Que ce soit avec Facundo Medina, pour qui l'OM a refusé 20 millions de Leverkusen, Geronimo Rulli, pour qui des discussions sont toujours en cours avec Manchester City après une première offre repoussée, ou encore Nayef Aguerd, pour qui des négociations âpres se tiennent avec Al-Saad sur les bases d'un prêt avec option d'achat obligatoire pour un montant global à partir de 15 millions, les dirigeants marseillais restent fermes sur leurs positions, ce qui tend à confirmer qu'ils ne sont pas pris dans un tourbillon de panique, mais bien que la situation reste maîtrisée, avec l'intention de ne pas émettre au marché le message que le club pourrait céder sur des chiffres au rabais.
Lorenzi sait gérer des campagnes de recrutement express à la fin du mois d'août
Enfin, un dernier élément est à prendre en considération : il en a apporté la démonstration chaque été lorsqu'il était directeur sportif à Brest, Grégory Lorenzi est habitué à gérer une campagne de recrutement où la majorité des opérations d'acquisition, que ce soit dans le cadre de transferts ou de prêts, s'opère en dernière minute. Il a toujours sur pour cela garder sous le coude un certain nombre de pistes, qui se sont souvent avérées très pertinentes. Il est habitué de ce type de scénario, et quand bien même son calibre est supérieur avec l'OM, le process est identique. Lorenzi le maîtrise.