«Le sentiment qu'il m'avait manqué de respect» : Un joueur balance sur Roberto De Zerbi après son départ de l’OM
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Arrivé à l’été 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo s’est retrouvé poussé vers la sortie par l’OM en fin du dernier mercato hivernal. Transféré à Besiktas, l’international panaméen, qui s’apprête à disputer la Coupe du monde, est revenu sur son départ de Marseille, expliquant qu’il avait eu quelques problèmes avec l’entraîneur de l’époque, Roberto De Zerbi.

Auprès de FIFPRO, Amir Murillo est revenu sur son départ de l’OM, survenu en toute fin du dernier mercato hivernal. Recruté à l’été 2023 alors qu’il évoluait à Anderlecht, le latéral droit âgé de 30 ans était un élément régulièrement utilisé par Roberto De Zerbi lors du passage de ce dernier à Marseille, qui avait tenu l’international panaméen (91 sélections) responsable du match nul concédé face au Paris FC (2-2), entre autres.

« J'ai eu le sentiment qu'il m'avait manqué de respect »

« J'ai eu quelques problèmes avec Roberto De Zerbi à Marseille. Après coup, j'ai eu le sentiment qu'il m'avait manqué de respect. Suite à tout cela, je suis parti à Besiktas. Venir ici m'a permis de trouver une ambiance différente et de mieux me préparer pour la Coupe du monde », a confié Amir Murillo, qui évolue désormais à Besiktas, dans des propos relayés par La Provence. « Les supporters de Marseille et de Besiktas se ressemblent. Quand les choses vont bien, ils sont derrière vous, quand l'équipe ne va pas bien, ils sont derrière vous et vous soutiennent. Cela vous rend heureux sur le terrain et quand ils viennent au stade, vous voulez leur rendre la pareille pour ce bonheur. »

« Je veux des joueurs qui ont toujours faim, pas seulement de temps en temps »

En conférence de presse, Roberto De Zerbi était longuement revenu sur Amir Murillo et son choix de s’en séparer après l’avoir rétrogradé en équipe réserve : « La question de Murillo est très simple. Moi, je suis entraîneur et j’ai des devoirs. Mon obligation, c’est d’avoir des joueurs qui ont faim. Quand on fait des mauvais matchs comme à Bruges, où honnêtement j’ai honte, je peux accepter l’erreur, parce que moi aussi j’en fais. Mais je veux des joueurs qui ont toujours faim, pas seulement de temps en temps. Depuis décembre surtout, lui a un peu manqué cela. C’est quelque chose que je sais, que le club sait, que ses coéquipiers savent. Je ne vais pas parler du marché. S’il part, ce sera une décision du club. Moi, je veux des joueurs qui ont faim. Si quelqu’un n’a pas suffisamment faim, il ne joue pas. Ne pas jouer, c’est ma responsabilité. Quand on prend certains buts, comme le deuxième à Angers ou celui au Koweit, ça m’énerve. Quand on perd 3-0 à Bruges ou qu’on mène 2-0 face au Paris FC sans cette faim, ça m’énerve. Et ça ne concerne pas Murillo uniquement, ça concerne tout le monde, même mon staff et moi-même. Je suis exigeant avec tout le monde. Si à Bruges on n’a pas faim, c’est ma responsabilité. Ça veut dire que je n’ai pas réussi à transmettre à 100 % ce que je veux. Beaucoup de joueurs ont faim, beaucoup sont parfaits sur ce point. Ceux qui ne l’ont pas, pour différentes raisons, ne jouent pas. Et oui, c’est aussi un échec pour moi. »

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