«Ça me touche» : Le transfert qui chamboule le vestiaire de l’OM
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Cet hiver, l'OM a encore été hyper actif lors du mercato, notamment dans le sens des départs. Neuf joueurs de l'effectif marseillais sont ainsi partis durant le mois de janvier et certains départs semblent particulièrement affecter le vestiaire de l'OM.

Comme attendu, l'OM s'est montré actif lors du mercato d'hiver. Mais personne n'aurait pu imaginer que cela se termine dans de telles proportions. Et pour cause, le club phocéen s'est séparé de... neuf joueurs durant le mois de janvier ! Robinio Vaz, Darryl Bakola, Angel Gomes, Pol Lirola, Neal Maupay, Ulisses Garcia, Ruben Blanco et Matt O'Riley sont tous partis avant la fermeture du marché en France. Mais cela a continué de bouger juste après. Et pour cause, Amir Murillo, clairement poussé au départ par Roberto De Zerbi s'est engagé avec Besiktas. Un départ que Timothy Weah a du mal vivre.

Timothy Weah digère mal un transfert

« Amir (Murillo) et moi, on a une relation un peu spéciale. On est deux joueurs de la zone CONCACAF, je le connais depuis longtemps. Il a joué avec mon cousin à New York Red Bull, je connais sa famille, ses enfants. Forcément, ça me touche. Mais c’est une décision du coach et du staff, il faut la respecter. Je lui souhaite le meilleur pour la suite, sincèrement », confie-t-il en conférence de presse. De son côté, Roberto De Zerbi s’est montré beaucoup plus catégorique au sujet d’Amir Murillo.

«Forcément, ça me touche»

« La question de Murillo est très simple. Moi, je suis entraîneur et j’ai des devoirs. Mon obligation, c’est d’avoir des joueurs qui ont faim. Quand on fait des mauvais matchs comme à Bruges, où honnêtement j’ai honte, je peux accepter l’erreur, parce que moi aussi j’en fais. Mais je veux des joueurs qui ont toujours faim, pas seulement de temps en temps. Depuis décembre surtout, lui a un peu manqué cela. C’est quelque chose que je sais, que le club sait, que ses coéquipiers savent. Je ne vais pas parler du marché. S’il part, ce sera une décision du club. Moi, je veux des joueurs qui ont faim. Si quelqu’un n’a pas suffisamment faim, il ne joue pas. Ne pas jouer, c’est ma responsabilité. Quand on prend certains buts, comme le deuxième à Angers ou celui au Koweit, ça m’énerve. Quand on perd 3-0 à Bruges ou qu’on mène 2-0 face au Paris FC sans cette faim, ça m’énerve. Et ça ne concerne pas Murillo uniquement, ça concerne tout le monde, même mon staff et moi-même. Je suis exigeant avec tout le monde. Si à Bruges on n’a pas faim, c’est ma responsabilité. Ça veut dire que je n’ai pas réussi à transmettre à 100 % ce que je veux. Beaucoup de joueurs ont faim, beaucoup sont parfaits sur ce point. Ceux qui ne l’ont pas, pour différentes raisons, ne jouent pas. Et oui, c’est aussi un échec pour moi », a confié l’entraîneur de l’OM devant les médias.

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