«Le PSG et l’OM me voulaient» : Un champion du monde 1998 a cherché à venir, mais ça ne s’est pas passé comme prévu
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

En plus de Bernard Lama et Youri Djorkaeff, le Paris Saint-Germain aurait pu avoir un autre champion du monde 1998 dans ses rangs. Un coéquipier de Zinedine Zidane était en effet dans le collimateur de la formation parisienne à l’époque, en concurrence avec l’Olympique de Marseille. Finalement, aucun de ces deux clubs n’est parvenu à boucler ce dossier.

Pour le football tricolore, le jour de gloire est arrivé un 12 juillet. C’est à cette date de l’année 1998 que les Bleus, dirigés par Aimé Jacquet, ont remporté la première Coupe du monde de leur histoire en s’imposant largement en finale face au Brésil (3-0) grâce à un doublé de Zinedine Zidane et un but d’Emmanuel Petit. Après l’événement, certains internationaux ont changé de club, mais tous ne sont pas parvenus à leurs fins. C’est le cas de Bernard Diomède, qui avait disputé trois rencontres durant le Mondial 98.

« Guy Roux ne voulait pas »

Et à l’époque, du beau monde était sur les traces de l’ailier gauche de l’équipe de France, dont Paris et Marseille. « Après la Coupe du monde 1998, je voulais partir d'Auxerre, avait-il révélé en 2019, dans un entretien accordé à L’Équipe. PSG, Arsenal, la Fiorentina, l'OM, Valence me voulaient, mais Guy Roux ne voulait pas. Pendant deux mois, je faisais la tête. Quand j'ai repris, j'étais tellement bien que pendant deux ans j'ai alterné le très très bon et le moyen voire le pas bon parce qu'il me bloquait. »

Le cauchemar à Liverpool

Bernard Diomède finira par quitter l’AJ Auxerre en 2000 pour s’engager avec Liverpool. Une aventure qui ne sera pas concluante malgré la présence de Gérard Houllier sur le banc, avec seulement cinq matches disputés en trois ans. « Il m’appréciait, mais à niveau égal, il mettait un Anglais. C’était difficile parce que je suis resté car je pensais que j’étais meilleur que certains. J’avais (Jamie) Carragher au marquage, j’arrive à lui faire la misère, je me dis que si je suis bon à l’entraînement, il y a des chances que je joue, confiait-il en 2018 sur France Bleu. J’ai été à Liverpool durant trois ans, c’est aussi l’un de mes meilleurs souvenirs. A Auxerre (au centre de formation, ndlr), tu quittes chez toi à l’âge de 14 ans. Mais Liverpool, tu quittes tout, ta famille, la France. C’est une première à l’étranger, tu grandis humainement. L’homme que je suis devenu a grandi à Liverpool ».

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