Le débat de savoir si un supporter d'un club peut y évoluer et y briller a régulièrement été commenté. Et pour cause, au PSG, un attaquant a raté son rendez-vous avec le club de la capitale où son transfert a tourné au fiasco après seulement une saison.

Mercredi soir, à l'occasion du choc entre le PSG et Liverpool en Ligue des champions, Hugo Ekitike va recroiser la route du club de la capitale où il n'a évolué qu'un an et demi, sans grande réussite après son transfert en provenance du Stade de Reims. Mais le jeune attaquant a bien grandi et brille désormais chez les Reds. Une évolution qui n'étonne pas un cadre influent dans le vestiaire du PSG, qui explique les difficultés d'Hugo Ekitike à Paris.
«Hugo était un jeune qui conduisait encore une Mini et qu’on a mis au volant d’une Ferrari»
« À l’époque, Hugo était un jeune qui conduisait encore une Mini et qu’on a mis au volant d’une Ferrari. Pendant les premiers mois, il était excité d’être là, mais sur le terrain, le maillot était vraiment lourd à porter. C’était un très bon mec, respectueux, jamais dans le conflit. Mais il était tellement fou du PSG, il avait une telle exigence envers lui-même qu’il s’est mis une grosse pression et n’a pas pu exprimer ses qualités sur le terrain », confie-t-il dans les colonnes du Parisien.

«Il était tellement fou du PSG...»
Adjoint de Christophe Galtier, alors entraîneur du PSG, Thierry Oleksiak a également commenté la situation d'Hugo Ekitike à cette époque : « Sur la saison qu’il fait avec nous, ce serait sévère de parler de rendez-vous raté. Quand il arrive, Hugo est un drôle de joueur, un attaquant au profil moderne, grand mais coordonné, vif et technique malgré ses grands segments. Mais il n’a que 20 ans, il a encore besoin de s’étoffer. Et au-delà des statuts, les mecs devant lui sont intouchables ne serait-ce que d’un point de vue statistique. Quand, à 23 ans, on est titulaire en attaque à Liverpool, c’est qu’on n’a pas perdu de temps en route, appuie d’ailleurs un Thierry Oleksiak élogieux. À l’époque, on se disait tous au club que s’il gardait le même état d’esprit et ce sens du travail, sa réussite ne faisait que peu de doute. L’évolution qu’il a eue sur trois ans est magnifique, bravo à lui ».