Habib Beye est-il condamné après la fin de saison encore très compliquée de l’Olympique de Marseille, humilié sur la pelouse du FC Nantes (0-3) le week-end dernier ? Pour le journaliste Daniel Riolo, présent dans l’After Foot sur RMC lundi soir, le mal est plus profond.

Septième de Ligue 1 avec 53 points, l’Olympique de Marseille a officiellement dit adieu au podium en s’inclinant lourdement sur la pelouse du FC Nantes (0-3). La quatrième place reste quant à elle possible mathématiquement mais paraît difficilement accessible. La nomination de Habib Beye sur le banc phocéen n’a pas eu l’effet escompté, et son avenir à l’OM s’assombrit. Présent dans l’After Foot ce lundi soir, Daniel Riolo estime que l’entraîneur n'est pas le principal fautif du malaise grandissant au sein du club.
« Les joueurs n'en ont pas après Beye »
« S'il faut virer Beye maintenant ? Mais les joueurs n'en ont pas après Beye. Tout est dicté par les réseaux aujourd'hui. Moi, je ne tomberai jamais dans ce piège-là. Je regarde ce qui se dit, je vois d'où ça vient. Ça me passionne d'étudier ça. Évidemment, ça vient en très grande partie des supporters du PSG, qui se vengent sur Habib Beye par rapport à ce qu'il a dit sur Luis Enrique, et par les supporters de l'OM qui font des raccourcis qui sont stupides », a commencé le journaliste de RMC.
« Le braquage de certains joueurs aujourd'hui, c'est par rapport au directeur sportif et pas l’entraîneur forcément »
« Parce que quand on fait la chronologie, on voit bien que ça va beaucoup plus haut, que le braquage de certains joueurs aujourd'hui c'est par rapport au directeur sportif et pas par rapport à l’entraîneur forcément, si ce n'est le seul cas d'Abdelli. Moi, si demain ils le virent, mais qu'ils le fassent. Qu'il soit là ou pas là, c'est pareil. À partir du moment où tu cours aussi peu, et que tu fais aussi peu d'efforts, l’entraîneur ne sert à rien », conclut Riolo.