Grégory Lorenzi à l'OM : «Je suis sceptique», ce premier témoignage dans le vestiaire qui inquiète !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Grégory Lorenzi va quitter le Stade Brestois au terme de la saison et devrait prendre la direction de l’Olympique de Marseille pour succéder à Medhi Benatia. Un choix qui ne fait pas l’unanimité. Un proche du vestiaire s’inquiète d’un possible « manque d'autorité naturelle » du Corse.

A la recherche d’un nouveau directeur sportif avec le départ acté de Medhi Benatia dès la fin de la saison, l’Olympique de Marseille a décidé de miser sur Grégory Lorenzi, attendu dans les prochains jours dans la cité phocéenne pour y signer son contrat. Une étape importante dans la carrière du Corse de 42 ans, s’apprêtant à connaître un changement important.

« Je suis sceptique, sincèrement »

Le choix ne fait pas forcément l’unanimité. Rapporté par L’Équipe, un témoin du vestiaire s’inquiète d’un possible « manque d'autorité naturelle » de Lorenzi à l’OM. « Je suis sceptique, sincèrement. Passer de Brest à Marseille, il y a quand même un monde », détaille-t-il. Un avis que ne partage pas Olivier Dall'Oglio, l’ancien entraîneur de Brest qui a eu l’occasion de le côtoyer durant deux saisons (2019-2021) : « Oui, il y a un monde d'écart, la pression est complètement différente, surtout en ce moment, mais, s'il y va, c'est qu'il se sent prêt ».

« Il ne sera pas surpris par ce contexte »

« C'est un Corse, avec la mentalité du Sud, et il ne sera pas surpris par ce contexte, prédit Olivier Dall'Oglio. C'est une suite logique pour sa carrière et un vrai challenge. Il aurait pu prendre un club intermédiaire, mais il préfère plonger dans le grand bain. Pourquoi pas ? Il faut bien y aller un jour et il a les épaules pour. »

« Je le vois bien à Marseille, c'est un club où il faut quelqu'un de posé, de réservé. Je connais Greg. Ce n'est pas lui qui va aller voir les médias, les télés, etc. Il va rester dans son rôle. À l'époque, quand je jouais à Marseille, c'était Hidalgo qui était directeur sportif. Michel aussi était posé, calme. Après, le plus important, c'est qu'on parle de l'équipe. On ne parle pas du directeur sportif ou de l'entraîneur. C'est l'équipe avant tout », expliquait quant à lui Yvon Le Roux, ambassadeur de Brest, interrogé par RMC.

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