Dans une situation financière très compliquée, l’OM risque une exclusion de la Ligue Europa du côté de l’UEFA, mais également un encadrement de sa masse salariale par la DNCG. Ce qui inquiète énormément le journaliste Nabil Djellit, d’autant plus que le club pourrait avoir du mal à exfiltrer certains joueurs vers les pays du Golfe.

Toujours à la recherche d’un nouvel investisseur, Frank McCourt en aurait bien besoin. Car Pablo Longoria et Medhi Benatia ont laissé l’OM dans une situation financière alarmante, avec 157M€ de pertes cumulées sur les trois dernières saisons, comme indiqué par L’Équipe. Déjà sous la menace d’un encadrement de sa masse salariale par la DNCG, Marseille pourrait également être exclu de la Ligue Europa par l’UEFA, en raison du non-respect d’accords passés en 2022 entre les deux parties.
« C’est vraiment la catastrophe. C’est Droit au mur »
« C’est vraiment la catastrophe. C’est Droit au mur, ou alors (Frank) McCourt remet encore, mais au niveau de l’UEFA ce n’est pas une question de remettre. La DNCG, tu peux apporter des garanties financières. L’UEFA, ce qu’ils jugent, c’est la bonne gestion : recette et dépense. 1, vous annoncez la valeur des gains. 2, ne pas oublier la masse salariale. C’est hyper important, les salaires qui ont été donnés à certains, ce sont des salaires qui sont très importants. Donc quand t’es joueur, qu’on te montre la porte de sortie, que ton salaire est important, qu’ailleurs, déjà, tu n’as pas forcément envie d’y aller et que tu n’as pas exactement le salaire, tu ne pars pas », a réagi Nabil Djellit sur le plateau de L’Equipe de Greg.
« L’exfiltration vers le Golfe, ça va être un petit peu moins le cas »
Si l’Arabie Saoudite pouvait représenter une belle porte de sortie ces dernières années et permettre à l’OM de renflouer ses caisses avec la vente de certains joueurs, cela devrait moins être le cas cet été : « Ensuite, il y a un autre truc qui m’inquiète, c’est que l’exfiltration vers le Golfe, ça va être un petit peu moins le cas. Ils ont réussi à envoyer quelques joueurs vers le Golfe. Pour le coup, c’était aussi le boulot de (Medhi) Benatia qui avait des entrées là-bas. Sauf que, pour moi, le marché du Golfe est de plus en plus compliqué. Pour des raisons globales, je ne vais pas vous faire de la géopolitique. Mais en tout cas, ils ne vont pas faire n’importe quoi, ils ne vont pas venir faire plaisir à certains clubs européens, ce ne sont pas des pigeons. C’est-à-dire que les joueurs savent que le club est en difficulté. Si tu veux le sortir, ce ne sera pas 20, 30, comme il y a trois ou quatre ans quand on rentrait dans le marché, maintenant, c’est nous qui décidons. Il y a aussi cette difficulté-là supplémentaire. Sortir des joueurs comme ça, c’est souvent ce qu’il y a de plus simple puisqu’il y en a, ils arrivent, ils font des dingueries, ils font n’importe quoi. (Grégory) Lorenzi, je ne connais pas son réseau au niveau des clubs du Golfe. Il y a plein de paramètres qui rentrent en ligne de compte. Les mecs qui reviennent, qui se sont fait maltraiter, qu’on a loftés, et puis là on leur dit : “Maintenant vous allez sauver le club les gars, vous allez partir.” Mais ils ne vont pas forcément être pressés de partir. C’est multidimensionnel à tous les niveaux. »
« Au moment où on se parle, on peut dire qu’on est inquiet »
Enfin, Nabil Djellit s’inquiète également du recrutement d’un nouvel entraîneur, alors qu’Habib Beye a encore un an de contrat avec l’OM : « L’entraîneur, je me disais que ce n’était pas forcément un problème, mais au final, quand t’as plus d’argent, Habib Beye, il va quand même falloir lui lâcher un petit chèque. Quand t’es à la marge et que t’es sur la jante, la réflexion n’est pas exactement la même. Le nouvel entraîneur que tu prends, il va falloir lui mettre un salaire intéressant et que lui aussi s’y retrouve. Donc là, au moment où on se parle, on peut dire qu’on est inquiet. »