Dans une interview accordée à l'émission d'Aurélien Tchouaméni, The Bridge, Medhi Benatia n'a pas fermé la porte à l'hypothèse de travailler un jour au PSG. Une sortie qui a évidemment largement été commentée à l'OM, mais qui ne choque pas du tout Daniel Riolo.

Invité de l'émission The Bridge d'Aurélien Tchouaméni, Medhi Benatia en a notamment profité pour répondre à la question d'une éventuelle arrivée au PSG. « Dans 3, 4 ans, 5 ans, si Nasser a besoin de moi, et que, à ce moment-là, ça me plaît… Mais pourquoi je dois quoi à quelqu’un, moi ? Je ne dois rien à personne moi ! Je ne dois rien à personne », assure l'ex-dirigeant de l'OM. Et bien que ses propos aient fait polémique à Marseille, Daniel Riolo le comprend parfaitement.
«Il a de très bons rapports avec le Qatar et avec Nasser Al-Khelaïfi»
« Benatia, en gros s’il est allé à l'OM c’est parce que l'idée l’a tenté. L'idée l’a tenté d'aller se frotter à cette nouvelle expérience. Et visiblement, il n’a pas envie d'y retourner de sitôt. Après le PSG, on sait qu'il a de très bons rapports avec le Qatar et avec Nasser Al-Khelaïfi. Il n’a pas un attachement fort à l’OM même s’il a été formé là-bas. Il n’est pas viscéralement Marseillais », explique-t-il au micro de l'After Foot sur RMC, avant de s'enthousiasmer plus globalement sur l'interview accordée par Medhi Benatia à The Bridge.
«Il n’est pas viscéralement Marseillais»
« Il était déjà dans l'explication de tout ce qui s'était passé, et dans une forme de dégoût de tout ce qu'il avait constaté. Donc quelque part, il nous informe de tout ce qui s'est passé, ce que je trouve très intéressant quand une personne aussi importante que lui à l'OM depuis 2-3 ans raconte tout ce qui s'est passé. C'est une mine d'info cette interview donnée à Tchouaméni, c'est formidable. On savait déjà la façon dont il s'est senti trahi. Mais je me dis qu'il n'était peut-être pas fait pour ce rôle-là, qu'il a plein de bonnes idées sur comment on doit gérer un club et qu’il a une exigence qui est très très poussée. Une exigence à laquelle il a été confronté dans les clubs qu'il a fréquenté, mais qui visiblement n'a pas été possible à mettre en application à l’OM. Que donc, les joueurs qu'il a recrutés n'ont pas voulu de cette exigence-là et que donc, il a buté sur une limite. Ce que lui voulait mettre en place, ils n’ont pas pu le faire. Il a énormément donné dès le début, à vouloir tout gérer pour le bien-être absolu des joueurs, parce qu’il a vu qu'au Bayern c'était comme ça que les joueurs ont été pris. Il a voulu faire ça et comme il n’a pas eu le rendu des joueurs et qu'il a vu des attitudes pas à la hauteur d'un professionnalisme poussé, je pense qu'il l'a très mal vécu. Et Medhi Benatia, avec le caractère qu’est le sien, quand il vit mal quelque chose, je pense que ça fait des étincelles. Il a dû se sentir trahi, mais peut-être que le management ce n’est pas fait pour lui non plus », ajoute Daniel Riolo.