Chouchou des supporters du PSG, il tombe dans l’oubli après le transfert d’une «petite merveille»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

La saison dernière, Luis Enrique a longtemps cherché son équipe type avant d’y parvenir lors de la seconde partie de saison dernière. Et cela s’est au détriment de certains joueurs majeurs de l’effectif, relégué au second plan par certaines recrues estivales.

Le recrutement mené par le PSG en 2024 s'apparente à une énorme réussite. Tous les joueurs arrivés se sont imposés après quelques mois, à commencer par Joao Neves recruté pour 60M€ en provenance de Benfica. Le jeune milieu de terrain portugais a même relégué Warren Zaïre-Emery sur le banc pourtant présenté comme le grand espoir du club parisien. Et alors que ce dernier a inversé la tendance, Daniel Riolo revient sur la situation délicate qu'a traversé le milieu de terrain formé au PSG.

Riolo impressionné par Zaïre-Emery

« Déjà, j'aimerais vraiment le féliciter pour son état d'esprit global et son énorme mental. Faudrait quand même rappeler que ce gars-là, il y a deux ans, c'est vraiment l'idole de la nouvelle génération. Rappelons-nous de ce qu'on disait de lui, que c'est le futur patron, Nasser Al-Khelaïfi le mettait aussi en avant en disant que ce sera le porte-drapeau et futur capitaine. Mais tout ce qui lui est tombé dessus à 18 ans, c'était de la folie. C'est le joueur du futur, on avait malgré tout quelques réserves en disant que techniquement c'est peu en dessous des joueurs qui commençaient à arriver au PSG. L'année d'après, il n'est plus titulaire », raconte-t-il sur le plateau de l’After Foot sur RMC avant de poursuivre.

«Joao Neves, petite merveille qui vient d'arriver le pousse dehors»

« Du mec qui était le préféré des supporters du PSG tout simplement parce que c'était un gamin du club, Zaïre-Emery s'est rangé, il a atterri dans l'ombre, effacé par un trio époustouflant : Joao Neves, petite merveille qui vient d'arriver le pousse dehors, Vitinha explose au plus haut niveau et Fabian Ruiz dont le monde se moquait redevient le Fabian Ruiz de la sélection. Zaïre-Emery est alors un remplaçant, on a à peine des images de lui dans la quête du titre. Comment peut-il vivre avec ça ? Comment va-t-il surmonter ça ? Et ce gars-là il revient. La saison redémarre, et il est là. Et non seulement il est là, mais à chaque fois il est meilleur. Tu le mets arrière droit, on se dit "tiens ce gars-là, c'est peut-être un arrière droit au fond". Tu le mets au milieu, il est bon au milieu. Si la question de savoir s'il est meilleur techniquement de Neves, non. Est-ce qu'il que Vitinha ? Non. Est-ce qu'il est meilleur que Fabian Ruiz ? Non. Mais où en sont ces mecs-là aujourd'hui ? En tout cas je le félicite aujourd'hui pour sa mentalité », ajoute Daniel Riolo.

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