«C’était dans ma tête» : Quand Zinédine Zidane bouclait son transfert de «rêve» en quelques minutes !
Pierrick Levallet

Avant de devenir cet entraîneur de renom, Zinédine Zidane était considéré comme l’un des meilleurs de sa génération. Le Ballon d’Or 1998 faisait donc naturellement saliver les plus grosses écuries du football européen. L’ancien numéro 10 de l’équipe de France a d’ailleurs révélé comment il avait bouclé un transfert dont il rêvait en seulement quelques minutes.

Avant de connaître le succès en tant qu’entraîneur, Zinédine Zidane a eu une carrière de joueur bien remplie. L’ancien numéro 10 de l’équipe de France était considéré comme l’un des meilleurs de sa génération. Alors forcément, les plus grosses écuries européennes espéraient pouvoir l’avoir dans leurs rangs. Le Ballon d’Or 1998 a d’ailleurs révélé comment il avait bouclé un transfert dont il rêvait en seulement quelques minutes.

«J’avais besoin de ce nouveau challenge»

« Je venais d’avoir 29 ans. J’avais de la bouteille. Mais je savais qu’il me manquait ça, le Real Madrid. Quelque part, il me fallait ce départ pour rebooster ma carrière. J’étais à la Juve depuis cinq ans, j’avais tout gagné à part la Ligue des champions. On l’a perdue deux fois (1-3 contre le Borussia Dortmund en 1997 et 0-1 contre le Real Madrid en 1998). J’avais besoin de cette relance, de ce nouveau challenge. Est-ce que j’en rêvais ? C’était dans ma tête et ça s’est renforcé petit à petit. Quand vous avez fait la Juve, tout gagné avec l’équipe de France, à 28-29 ans, il faut repartir sur un autre plan. Le Real était le mien. Et je savais que c’était dans la tête de Florentino Pérez (président du Real de 2000 à 2006 puis depuis 2009). Et quand il a quelque chose dans la tête, tout va très vite aussi avec lui » a d’abord expliqué Zinédine Zidane dans un entretien accordé à L’Equipe en 2022.

«Florentino Pérez est un homme qui ne plaisante pas»

« Le premier rendez-vous ? C’était à Monaco. La première fois où on s’est vus, tout s’est fait là. Il n’y a pas eu de deuxième ou troisième rendez-vous pour que les choses se fassent. La première a été la bonne. On s’est dit OK. Florentino Pérez est un homme qui ne plaisante pas. Quand il dit  : “On va le faire”, il le fait. J’ai même une anecdote qui me fait rire encore aujourd’hui. On était à une grande table à Monaco pour un dîner de gala. On n’était pas l’un à côté de l’autre. J’étais invité pour recevoir un prix. Là, il me fait passer une serviette. C’était écrit à l’intérieur : “Tu veux venir ?” Et je lui ai répondu sur un bout de serviette en papier : “Yes”. Je me demande encore pourquoi je lui ai répondu en anglais ! J’aurais pu mettre “oui”, puisqu’il parle français, ou “si” en espagnol, mais j’ai mis “yes”… C’est parti de là. J’ai fait cinq ans. C’est mon chiffre. Il me suit » a ensuite ajouté l’ex-international français, qui a terminé sa carrière au Real Madrid, et plus précisément en finale de la Coupe du monde 2006 avec l’équipe de France.

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