Aujourd’hui, grâce aux moyens financiers du Qatar, l’argent n’est plus vraiment un problème au PSG. Même si on ne veut plus trop faire de folie, les joueurs de Luis Enrique restent parmi les mieux payés du monde. Il y a quelques années, ce n’était en revanche pas vraiment le cas alors que certains pouvaient avoir de gros statuts.

Le PSG n’a pas toujours été le club aussi qu’on connait aujourd’hui. De plus, il y a quelques années de cela, les salaires donnés aux joueurs de football n’étaient clairement pas les mêmes que ceux qu’on peut voir actuellement. De quoi rendre certaines sommes payées à l’époque à Paris complètement dérisoires. C’est notamment ce qui a pu arriver à Luis Fernandez, alors joueur du PSG et international français.
« Je ne gagnais rien »
En 2020, pour Le Parisien, Luis Fernandez était revenu sur son expérience au PSG en tant que joueur. C’est alors qu’il avait notamment évoqué son salaire et la somme qui lui était alors versée était dérisoire. « En 1984, je suis champion d'Europe avec l'équipe de France et je gagnais l'équivalent de 1000 euros au PSG. Je ne gagnais rien. Cela ne m'inquiétait pas. J'étais heureux de jouer au PSG, ma famille était fière de moi, mes copains de Lyon étaient contents pour moi. Il n'y avait que ça qui comptait pour moi. Si on prend ce que je gagne entre 1978 et 1986 au PSG, ce n'est rien mais je m'en fichais. J'ai dû finir à 1 500 euros par mois. Ce n'était pas mon moteur, ça ne m'obsédait pas », confiait Luis Fernandez.

« Je ne suis pas parti pour l'argent mais… »
Est-ce d’ailleurs à cause de son salaire que Luis Fernandez avait fini par quitter PSG en 1986 pour le Matra ? « Je ne demandais pas des sommes folles. Il y avait une affinité entre les dirigeants du PSG et moi. Francis disait à tout le monde que j'étais son fils. Je lui ai demandé : Tu le traites comme ça ton fils ? Il me semblait que je méritais un petit quelque chose. J'avais bien travaillé, en partant de loin, en arrivant au centre de formation. J'ai toujours été sérieux, je n'ai peut-être pas toujours été bon mais j'ai tout donné, j'avais un statut et on ne voulait pas m'augmenter. Borelli disait : Le petit ne partira pas J'avais des propositions de l'Atlético de Madrid, du Barça, de Marseille. Je voulais rester à Paris, ma femme ne voulait absolument pas partir. Je suis donc resté à Paris mais au Matra. Cela me fait mal au cœur d'entendre que j'ai trahi. Je ne suis pas parti pour l'argent mais parce que je voulais être reconnu à ma juste valeur », expliquait-il.