Cette star «triste» au PSG : Des années après, elle passe aux aveux, «il fallait un coupable»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Certains joueurs du Paris Saint-Germain ont parfois dû gérer de grosses critiques, justifiées ou non. C’est le cas de cette figure du projet QSI, vivant parfois difficilement les reproches que l’on a pu lui faire dans la capitale. « Ce n'est pas facile à surmonter », avait-il récemment reconnu.

Porter le maillot du Paris Saint-Germain exige non seulement des aptitudes sportives, mais également psychologiques, tant les critiques peuvent parfois être durs. Thiago Silva est bien placé pour en parler, lui qui a été pointé du doigt pour certaines contreperformances du club de la capitale. De quoi le toucher à l’époque comme l’avait confié le principal intéressé en décembre dernier.

« Ce n'est pas facile à surmonter »

« Des critiques ? J'en ai reçu un paquet durant ma carrière, certaines justifiées, d'autres non. Ce n'est pas facile à surmonter. Au PSG, ça me rendait triste, avait reconnu l’ancien capitaine du club parisien, dans un entretien accordé à France Football.. Quand on se faisait éliminer de la C1, il fallait trouver un coupable et ça me retombait dessus, en tant que capitaine. Mais ça m'affecte moins qu'avant. »

« Il faut faire avec »

« C'est surtout décevant quand les attaques viennent des anciens joueurs. Beaucoup plus que lorsque ça vient d'un commentateur ou d'un journaliste qui n'a pas eu la chance d'être sur un terrain. Mais il faut faire avec. Je prépare mes enfants, Iago et Isago. Ils vont devoir gérer les critiques et les comparaisons avec leur père. Il faut qu'ils soient prêts mentalement », avait ajouté Thiago Silva.

Aujourd’hui au FC Porto, le joueur de 41 ans garde notamment en mémoire les critiques de Romario, qui avait reproché à son compatriote de « manquer de personnalité pour jouer avec la Seleçao ». « Le plus dur à encaisser, c'est qu'il était mon modèle. J'ai grandi en voulant être Romario, confiait-il. Quand vous êtes critiqué par votre idole, ça fait mal. J'ai un peu perdu l'affection que j'éprouvais pour lui. Aujourd'hui, avec plus d'expérience et de recul, je comprends et je respecte son opinion. Si je le croise, je le salue. Mais je ne suis pas amnésique, je n'oublie pas. »

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