Recruté l’été dernier pour remplacer Gianluigi Donnarumma, Lucas Chevalier était arrivé en tant que numéro 1. Mais voilà que le gardien du PSG a fini la saison en tant que doublure de Matvey Safonov. Ayant rongé son frein sur le banc des remplaçants au cours des derniers mois, le Français n’a pas vécu des moments simples. Mais comment Chevalier en est-il arrivé là ? Jérôme Alonzo a semble-t-il identifié le point de bascule.

Samedi, en finale de la Ligue des Champions, c’est Matvey Safonov qui gardait les buts du PSG. Le Russe s’est imposé comme le numéro 1 dans la hiérarchie, détrônant au cours de la saison Lucas Chevalier. Profitant des erreurs du Français, Safonov a saisi sa chance et ne l’a pas laissé filer. Pourtant, l’ancien du LOSC avait été recruté pour être le titulaire et le remplaçant de Gianluigi Donnarumma. Mais voilà qu’au fil des mois, Luis Enrique en a décidé autrement…
« On lui enlève l’attèle le lundi soir et le mercredi il est titulaire »
Au micro de RMC, Jérôme Alonzo s’est confié sur la situation des gardiens du PSG et particulièrement celle de Lucas Chevalier. L’ancien portier du club de la capitale a alors révélé à ses yeux le point de bascule pour le Français, expliquant : « Dans notre métier, il y a quelque chose d’important, c’est le momentum. Le momentum était clairement pour Safonov. Juste Monaco, quand Lucas se blesse, Safonov est très bon en décembre. Après, il y a évidemment l’épisode des tirs au but contre Flamengo. Et après pour moi, le signal majeur, c’est que Safonov se casse la main et rappelez-vous, juste avant Newcastle, on lui enlève l’attèle le lundi soir et le mercredi il est titulaire. Là, tu comprends que c’est fini pour Lucas. Quand un gardien a une fracture de la main et que deux jours après qu’on lui enlève l’attèle il rejoue, le coach il a tranché ».
« Mais qu’est-ce qu’il fout ? »
Par ailleurs, Jérôme Alonzo a également noté un certain manque de confiance de la part des joueurs du PSG envers Lucas Chevalier. « Luis Enrique a opté pour un gardien qui mettait ses joueurs en confiance plutôt que le meilleur des deux. Tu voyais souvent les buts qu’encaissait Lucas, je m’intéressais à regarder l’attitude des joueurs après. Je la connais par coeur. Tu sais le petit regard qui dit « mais qu’est-ce qu’il fout ? ». Celui là il est terrible. Et à l’inverse, dès que Matvey rentrait dans le but, les gars se sentaient bien avec lui », a-t-il ainsi confié.