Au PSG, cet entraîneur était «catastrophique»  : «Il m’a tué»
Thibault Morlain -
Journaliste
Après s’être essayé à différents sports, Thibault se tourne vers une carrière de footballeur amateur. Au moment de faire un choix entre devenir footballeur professionnel et journaliste, les qualités ont fait pencher la balance d’un côté. Le voilà désormais au sein de la rédaction du 10 Sport, après un diplôme obtenu à l’Institut International de Communication de Paris.

Aujourd’hui, le poste d’entraîneur du PSG est occupé par Luis Enrique, nommé en 2023 à cette position. Avant l’Espagnol, d’autres techniciens se sont retrouvés aux commandes du club de la capitale. Avec plus ou moins de réussite pour eux. Il y a d’ailleurs un entraîneur au PSG qui n’a pas vraiment laissé un très bon souvenir à l’un de ses joueurs.

Depuis sa création, le PSG a vu passer de nombreux entraîneurs sur son banc de touche. On peut bien évidemment y voir actuellement Luis Enrique, mais avant lui, il y a pu avoir Laurent Blanc, Carlo Ancelotti, Luis Fernandez, Antoine Kombouaré, Artur Jorge ou encore Gérard Houllier. Il y a également eu un certain Tomislav Ivic, qui s’est retrouvé à diriger le PSG entre 1988 et 1990.

« Ivic était catastrophique sur le plan humain, il m'a tué »

A cette époque, l’entraîneur croate avait sous ses ordres notamment Daniel Bravo au PSG. Et voilà que l’ancien Parisien a été marqué dans le mauvais sens par Tomislav Ivic. En effet, dans un entretien accordé au Parisien en 2020, Bravo racontait : « Lorsque je suis arrivé, j'ai dû me faire opérer du genou, donc mes débuts ont été vraiment chaotiques. Ivic était catastrophique sur le plan humain, il m'a tué. Je n'ai jamais pu montrer mes qualités de créateur et j'ai mis beaucoup de temps à me remettre de cette période ».

Luis Fernandez lui a changé la vie ?

Ça s’est ensuite mieux passé pour Daniel Bravo au PSG, grâce notamment à Luis Fernandez qui n’avait pas hésité à le repositionner sur le terrain. « C'est Luis Fernandez qui a eu l'idée de me faire reculer. Mes qualités avaient un peu évolué, j'étais plus combatif. Je me suis servi de ma technique d'attaquant pour devenir ce qui est désormais classique, ce rôle de premier relanceur devant la défense. Si je n'avais pas changé de poste, on aurait parlé de moi comme d'un joueur qui n'a jamais compté à Paris. Ce rôle de porteur d'eau m'a apporté une crédibilité. J'ai montré que j'avais le niveau pour jouer dans cette équipe. Certains me disent que j'ai trouvé mon rôle trop tard. Je ne suis pas d'accord. Dans mon esprit, j'étais un attaquant. Mais l'idée de Luis m'a donné un nouvel élan qui m'a permis d'avoir un rôle dans cette équipe. Jusque-là, je n'avais pas fait grand-chose, je n'avais pas montré ce que je savais faire », expliquait Bravo.

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