Dimanche soir, l'OM a mis fin à une saison catastrophique en dominant le Stade Rennais (3-1) pour assurer sa place en Ligue Europa. Néanmoins, cela reste une déception comme l'explique Medhi Benatia avant son départ, en racontant d'ailleurs un anecdote sur le départ de Roberto De Zerbi.

Vainqueur du Stade Rennais (3-1) dimanche soir, l'OM a conclu une saison très compliquée qui a notamment vu Roberto De Zerbi quitter ses fonctions en janvier dernier, remplacé dans la foulée par Habib Beye. Et d'après Medhi Benatia, le technicien italien a d'ailleurs fait une prédiction qui ne devrait pas rassurer les supporters marseillais...
L'anecdote de Benatia sur De Zerbi
« Certains vont dire que c’est parce que j’ai annoncé ma démission en février, que Roberto De Zerbi n’était plus là... Ce n’est pas vrai. Tout le monde était là pour le match contre Nantes ici, à Bruges aussi, on a montré le même visage. Le mal de cette saison, c’est l’irrégularité. Quand tu rencontres des difficultés, tu as toujours deux ou trois leaders qui prennent les choses en main et vont permettre de te remettre sur les rails. Malheureusement, on a essayé de mettre ça en place, de le corriger. On n’a pas réussi. C’est le plus gros échec pour moi », raconte-t-il en zone mixte avant de poursuivre.
«Roberto disait : "Si nous deux, on n’arrive pas à donner à l’équipe plus de passion, plus de sang, personne n’y arrivera"»
« Je suis fier de beaucoup de choses : les résultats des jeunes, les joueurs qu’on a lancés. Il y a beaucoup de travail effectué avec les éducateurs au centre de formation. La valeur de l’équipe n’est pas la même qu’il y a deux ans. Roberto disait : "Si nous deux, on n’arrive pas à donner à l’équipe plus de passion, plus de sang, personne n’y arrivera." On n’a pas réussi à avoir ce supplément d’âme, ce qui a donné des résultats catastrophiques et mes sorties que je ne regrette pas. J’espère que le club va avoir l’ambition, l’envie et la force d’aller chercher la Ligue Europa. Ce n’est pas très sexy au départ. J’aurais aimé que l’on aille chercher la Ligue des champions, c’était important pour l’actionnaire, pour les chiffres, pour les comptes », ajoute Mehdi Benatia.