Arrivé sur le banc de l'OM en février dernier, Habib Beye n'a pas réussi à inverser la tendance, au point que Benoit Trémoulinas estime qu'aujourd'hui, les Marseillais regrettent même Roberto De Zerbi. Une sacrée déconvenue pour l'ancien coach du Red Star.

En février dernier, l'OM avait décidé de remplacer Roberto De Zerbi par Habib Beye et ce dernier s'est vu fixer deux objectifs clairs, à savoir remporter la Coupe de France, et terminer sur le podium de la Ligue 1. Mais aucun des deux ne sera rempli. Par conséquent, un départ à l'issue de la saison est déjà quasiment acté. Interrogé sur le travail d'Habib Beye, Benoit Trémoulinas est obligé de constater l'échec, estimant même que certains Marseillais doivent désormais regretter Roberto De Zerbi.
Trémoulinas pas convaincu par Beye
« Si je pense que c’est de l’acharnement ? Effectivement comme c’est l’Olympique de Marseille, on parle toujours de l’Olympique de Marseille. Quand ça va bien on en parle, quand ça va mal on en parle, parce que c’est l’OM malgré tout. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, l’Olympique de Marseille est l’un des plus grands clubs français. Donc forcément il est en première ligne, que ça aille bien ou que ça aille mal. Effectivement quand ça va mal, puis là ça va très mal… Quand il est arrivé on attendait un réel changement et je pense que lui aussi y croyait », constate-t-il sur le plateau de L'EQUIPE de Greg avant de poursuivre.
«Avec De Zerbi, ils se disaient que ce n’était pas si mal»
« Il pensait que les joueurs allaient adhérer à son projet de jeu puis finalement ça a été tout le contraire. Finalement ce qu’il a fait, quand on fait le parallèle avec De Zerbi, il y a beaucoup de marseillais qui regrettent aujourd’hui De Zerbi parce qu’ils se disaient que ce n’était pas si mal que ça. Forcément, lorsqu’il y a des mauvais matchs de l’OM… Match après match vous perdez des objectifs, c’est ça qui est terrible. Là, quand tu arrives en fin de saison, tu commences à perdre tous les objectifs donc forcément il y a beaucoup de critiques sur lui et il prend tout pour lui. Après, c’est une réaction d’homme et c’est aussi un apprentissage pour lui », ajoute Benoit Trémoulinas.