Les critiques sur Olle Nicolle minsupportent
La rédaction

Montpellier vient de passer un cap. Être performant, dans son coin, c'est déjà admirable. En faire la démonstration éclatante, le dimanche soir à 21h, sur la pelouse du champion de France, c'est encore plus fort.

Les Héraultais se sont définitivement dévoilés comme un prétendant très sérieux à la chasse au champion. Montpellier a marqué énormément de points face à la concurrence marseillaise, lilloise, lyonnaise... En jouant crânement leur chance, sans avoir un grand Costa, ils ont prouvé tout leur potentiel. Je les voyais, il y a quelques semaines, jouer une place en Europa League. Me voilà forcé d'augmenter le niveau, pour les placer dans le Top 3 en fin de saison. Et n'oublions jamais que c'est un promu. Au vu de son effectif, de son talent, et de sa jeunesse, le club de Loulou Nicollin, s'il arrive à éviter un pillage en règle, peut partir pour un cycle faste de trois ans, sans aucun doute. A Paris, on parle déjà d'un petit déclic après le nul arraché in extremis à Lens. Honnêtement, je n'y crois pas beaucoup. De toute façon, les Parisiens, en championnat, sont embarqués dans une saison galère. Malgré tout cela, ils ont deux chances. La première, c'est la marge conséquente dont ils disposent par rapport aux équipes de la zone rouge (13 points), qui va leur permettre de jouer relativement sereinement jusqu'à la fin de la saison. Cela aurait même pu permettre de préparer la saison prochaine, avec notamment la succession de Makelele, mais comme il n'y a aucune profondeur de banc... Leur deuxième chance, c'est la Coupe de France. Tant qu'elle sera là, les Parisiens auront une raison de vivre cette saison. Une fois encore, la Coupe pourrait sauver une année galère de bout en bout. Didier Ollé-Nicolle, de son côté, a du quitter Nice. Avant toute chose, je tiens à dire que tout ceux qui disent que « DON », en arrivant de Ligue 2, n'avait pas le niveau pour entraîner en Ligue 1, m'insupportent. A Nice, le contexte était quasiment impossible. Il lui a fallu gérer de trop nombreux paramètres contre lui pour s'en sortir. Entre les luttes de pouvoir au sommet, avec le départ de Cohen et l'arrivée de Stellardo, l'effectif dont il disposait, avec neuf joueurs qui devaient partir pour la CAN, et l'héritage de Frédéric Antonetti déjà assez lourd en soi à supporter, il fallait avoir des épaules d'une largesse inimaginable pour s'en tirer. C'est trop facile de tout mettre sur la responsabilité d'un seul homme. Caen, malgré la marge dont dispose les Normands au classement, a eu le droit a un bon remontage de bretelle du président Fortin. Il faut dire qu'à force de faire la course en tête, une logique lassitude s'est installée, matérialisée surtout par la prestation calamiteuse face à Arles-Avignon (0-0). Ce coup de gueule, c'est ce qui pouvait leur arriver de mieux. Le président doit trop bien se souvenir qu'en Ligue 1, l'an passé, son club avait connu le même genre de coup de mou, et que cela lui avait couté très cher au final. Et pour une fois, cela permet d'entendre une autre voix que Franck Dumas, habitué à monter au front. Une réaction rapide, et intelligente. Vu la marge dont disposent les Normands, je ne suis de toute façon pas très inquiet pour eux.