La France organisera lEuro
La rédaction

La présence de Zidane et Sarkozy a peut-être fait son petit effet. La candidature française a été choisie pour organiser l'Euro 2016. Une grande victoire pour la France du football. Un grand « ouf » pour Messieurs Thiriez et Escalettes.

Une nouvelle fois, après 1938, 1960, 1984 et 1998, la France a donc rendez-vous avec l’histoire du football. Grâce à son expérience des grands évènements et son projet bien ficelé, la candidature française a devancé ses concurrents turcs et italiens. Au premier tour, les treize votants ont placé les trois candidatures par ordre de préférence afin d'en éliminer une. La France a terminé en tête avec 43 points, devant la Turquie (38 points) et l'Italie (23 points). Au second tour, le vote a été extrêmement serré, puisque la France n'a devancé la Turquie que d'une voix (7 contre 6).

Et pourtant, ces adversaires-là n’étaient pas les plus difficiles. L’Italie, rongé par des luttes internes et des problèmes budgétaires, avait même déjà baissé les bras, depuis longtemps. Seule la Turquie pouvait contrer l’élan français. Sa désignation aurait ,en effet, été symbolique au regard de la position politique du pays et de sa volonté d’intégrer l’Union Européenne. Malheureusement, ce symbole a peut-être aussi freiné certains membres du comité exécutif. La Turquie échoue à une seule voix de la victoire.

La France était favorite et la France a gagné. Tout simplement aussi parce que la présentation faite ce matin devant les responsables de l’UEFA semblait bien plus originale et complète que les autres. La présence de Zinédine Zidane et Nicolas Sarkozy a peut-être aussi pesé dans la balance. D’autres diront que c’était écrit. La présence du président de la République était significative. Il n’aurait pas pris le risque de se déplacer et de s’impliquer autant s’il n’était pas sûr du succès. Michel Platini, président de l'Uefa n’est surement pas innocent dans l’histoire. Lui devait sûrement déjà savoir que la victoire était « in the pocket ».

"Merci de votre confiance", a aussitôt déclaré Jean-Pierre Escalettes devant les membres de l'UEFA. Désormais, le chantier 2016 peut commencer, avec en priorité la rénovation ou la construction des stades qui accueilleront, pour la première fois 24 équipes (et non 16) qualifiéees pour la compétition .