Le jour où tout a basculé, littéralement. Le 12 juillet 1998, Zinedine Zidane faisait trembler les filets de Claudio Taffarel en finale de Coupe du monde et offrait le trophée à l’équipe de France. Une première étoile mondiale qui est restée en travers de la gorge d’un supporter de la Seleçao qui a concocté pendant des années sa vengeance…

La Coupe du monde reprendra ses droits à compter du 11 juin prochain. Jusqu’au 19 juillet 2026, 48 sélections se disputeront le Saint-Graal dans cette nouvelle formule du Mondial puisque seulement 32 équipes nationales y participaient lors des éditions précédentes. Une compétition plus ouverte avec plus de matchs, mais qu’un seul vainqueur à la fin. Par le passé, le Brésil a pu souffrir des confrontations contre l’équipe de France et notamment à cause d’un homme en particulier : Zinedine Zidane.
«Je voulais que mon Zidane offre le Mondial au Brésil»
En 2006, le Ballon d’or 98 délivrait la passe décisive à Thierry Henry sur coup franc qui éliminait le Brésil en quart de finale du Mondial (1-0). Mais c’est un évènement qui s’était déroulé huit ans pus tôt qui marqua profondément Everton. Le père d’un jeune homme de 20 ans a nommé son fils Enzo Zidane à cause du doublé de la tête de l’éventuel futur sélectionneur de l’équipe de France en finale du Mondial 98 (3-0). « À sa naissance, et comme c'était un garçon, ma femme m'a laissé choisir le nom. Comme je n'avais jamais digéré les deux buts de Zidane en 1998, je voulais que mon fils nous venge et nous rende un jour la Coupe du Monde. Je voulais que mon Zidane offre le Mondial au Brésil. Je voulais l'appeler Zinedine Everton Zidane. Mais ma femme a eu son mot à dire. Elle aimait bien Enzo, le prénom du fils d'un couple de célébrités de l'époque. J'ai dit ok. C'est après qu'on a su que c'était le nom du fils aîné de Zidane (rires) », a confié Everton au cours d’une interview accordée à L’Équipe.

«Zidane, c'était un super joueur, et c'est un super entraîneur. J'adore ce nom !»
Enzo Zidane Sales Reis, joueur de football en devenir qui a mis sa carrière en parenthèse pour élever sa petite fille, fêtera ses 21 ans le 31 mars prochain. Pour L’Equipe, il s’est confié sur son nom lourd à porter qui n’a jamais été un fardeau pour lui. « À l'école, les copains m'ont longtemps appelé Enzo, mais au foot, on m'a toujours appelé Zidane. Personne ne m'a jamais charrié ou n'a jamais critiqué mon nom. Au contraire. Même s'il est la bête noire du Brésil, tout le monde le respecte ici. Zidane, c'était un super joueur, et c'est un super entraîneur. J'adore ce nom ! ».