Le coup de gueule un peu facile des Girondins contre leur calendrier soit disant impossible, la démagogie de Grégory Coupet, le manque de réaction de Robin Leproux et des Manceaux loin d'être condamnés. La programme, cette semaine, est chargé.

Bordeaux a pleuré toute la semaine auprès de la Ligue pour protester contre son match reporté face à Auxerre. Le but de ces interminables larmes : s'insurger contre leur rythme effrénée en ce mois de mars. Trois matches en six jours (Auxerre mercredi, Monaco samedi et l'Olympiakos le mercredi suivant). Pauvre petits girondins... En voilà qui ne ferait pas de vieux os en Premier League ! Passons. Après s'être plaint toute la semaine, personne n'a entendu la bande à Laurent Blanc après la rencontre contre Montpellier. Et pour cause. La complaisance de l'arbitre était telle qu'elle ne pouvait faire que profil bas. Bordeaux n'aurait pas du finir à dix mais à neuf ! Et si Monsieur Bré a fait retirer le premier penalty de Montpellier, il devait également faire retirer le deuxième. Dans ces conditions, je ne pense pas que le champion de France en titre s'en serait sorti aussi bien qu'avec ce match nul (1-1). Les décisions de Monsieur Bré m'ont presque autant déplu que les déclarations de Grégory Coupet. Ce joueur, aussi agréable et souriant soit-il, a exprimé sa crainte face au climat hostile qui règne autour du Paris Saint-Germain. « A l'heure actuelle, je n'emmènerais pas mes enfants au Parc des Princes » a déclaré le gardien parisien. Quelle démagogie... Monsieur Coupet ne doit pas oublier sa responsabilité dans cette désastreuse situation. C'est lui, il y a plusieurs mois, qui promettait aux supporters une grande saison du Paris Saint-Germain. « Paris doit jouer la première place. J'ose me mouiller. Ça va peut-être faire parler, mais on a des joueurs de qualité et on ne dispute pas la Coupe d'Europe. Alors, c'est clair, on a tout pour foncer. » C'est bien lui qui leur a donné de l'espoir, qui les a fait rêver. Tenir ce genre de propos, aujourd'hui, n'est pas correct. On ne peut pas dire tout et son contraire en quelques mois. Et puis, quand ses enfants viennent au stade, ils s'installent tranquillement en loge après avoir accéder au stade par des voies sécurisées. Il ne peut rien leur arriver. Certes, sa blessure l'a tenue éloigné des terrains un long moment et ne lui a pas permis de s'exprimer, mais il aurait pu s'en passer. A contrario, Robin Leproux – président du PSG - aurait pu l'ouvrir... Son club est sanctionné d'un match à huis clos, contre Boulogne, et il ne fait même pas appel. Une manière d'assumer les responsabilités du club ? Et qui va assumer en remboursant les abonnés ? Certainement pas Monsieur Leproux... Un dernier mot sur Le Mans. Ce club que tous les observateurs condamnaient il y a plus d'un mois. Aujourd'hui, le MUC s'est remis sur de bons rails, même s'il reste beaucoup de travail à accomplir. Mais en recevant Nice, ce week-end, ils ont l'opportunité de répondre de la plus belle des façons. Une victoire et les voilà à deux points des Aiglons, premier non-relégable. Hé oui, il ne faut jamais enterrer un Manceau avant qu'il ne soit condamner. Jamais !