Plus d’un ont dû perdre leurs moyens au moment de rencontrer Zinedine Zidane, ce par quoi est passé un joueur français qui a évolué en Espagne. Au terme d'un match entre leurs deux équipes, une remarque de l’ancien milieu de terrain du Real Madrid a suffi pour que le principal intéressé se mette à « trembler ».

Après s’être révélé sous les couleurs de Metz, Ludovic Butelle prenait la direction de Valence à l’été 2004. Le gardien âgé de 42 ans, qui évolue désormais en National 3 à l’OCPAM, a donc eu l’opportunité de rencontrer Zinedine Zidane quand ce dernier jouait encore au Real Madrid. Un moment qu’il a raconté auprès de Footballdayy.
« Il a pris le temps de parler avec moi, de demander comment j’allais »
« On joue contre Madrid. J’étais sur le banc, le grand grand grand Real Madrid. Ronaldo, je crois qu’il met un doublé, on perd 3-0, enfin, on prend le feu. Et à la fin du match, je vais le voir, je lui dis : “Est-ce que je peux avoir votre maillot ?" Il me dit pas de soucis, viens dans le vestiaire. À Mestalla, quand tu descends dans les vestiaires, tu as deux autres grands escaliers pour le vestiaire visiteur et pour l’équipe qui reçoit. Donc je monte dans le vestiaire, les joueurs arrivent et ils se mettent tous assis. Je suis en face de Zidane, Beckham, Ronaldo, Figo, Casillas, à me dire : “Putain, qu’est-ce que je fous devant eux ?” On commence à se parler, il me dit : “Ça va l’Espagne, ça se passe bien ? T’arrives à t’adapter ? Ta blessure ça va mieux ?” Je me demande comment il sait que j’étais blessé et tout ça. Je me dis Zidane, qu’est-ce qu’il en a à faire ? Et au final, il savait que j’étais blessé, il a pris le temps de parler avec moi, de demander comment j’allais, si tout allait bien », a confié Ludovic Butelle.

« Je commence à devenir tout rouge, à trembler en moi »
Mais au moment d’échanger leurs maillots, une remarque de Zinedine Zidane l’a déstabilisé : « À la fin, il me donne son maillot. Je lui dis merci beaucoup, bonne saison, tout ça. Il me dit : “T’as rien oublié ?” Moi, je commence à devenir tout rouge, à trembler en moi. Je dis merde qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que j’ai dit ? Je lui dis bah non je vous ai dit merci. Il me dit “t’es sûr que t’as rien oublié ?” Je lui dis non, il me fait : “Et moi ton maillot ?” J’ai dit ah pardon, je lui ai donné mon maillot. Donc voilà, c’est un mec, une humilité incroyable. Tu te dis qu’il a pris le temps de parler avec toi, pas juste donner le maillot et dire tiens je te donne mon maillot et casse-toi. Je l’ai donné à mon grand-frère, son dernier maillot de sa dernière saison avec le Real Madrid. »