En plus de son immense talent qui a fait le bonheur de l'équipe de France à la fin des années 90, Zinedine Zidane a également traîné une autre réputation durant sa carrière de joueur, celle d'un joueur sanguin et adepte des expulsions. Frank Leboeuf, son ancien coéquipier chez les Bleus, a raconté l'un des craquages méconnus de Zidane dans les couloirs du Stade de France...

14, c'est le nombre de cartons rouges reçus par Zinedine Zidane au cours de sa carrière de joueur. Un total particulièrement élevé pour un joueur offensif, et qui symbolise bien le tempérament de feu de l'ancien numéro 10 emblématique de l'équipe de France. L'expulsion la plus connue reste bien sûr celle de la finale de la Coupe du Monde 2006 après son coup de tête sur Marco Materazzi, mais Zidane était un habitué de ce genre de craquages...
« Il a mis une droite à Valeri Karpine »
En 2017, dans l'émission Le Vestiaire sur RMC, Frank Leboeuf racontait cette bagarre amorcée par Zinedine Zidane dans les couloirs du Stade de France à l'occasion d'un match amical entre l'équipe de France et la Russie en avril 2002 : « Dans le tunnel, contre la Russie, j’ai vu un Zizou que je ne connaissais pas. Il a mis une droite à Valeri Karpine ! Mais une de ces droites… Je l’ai récupéré, je lui ai dit : ‘Nan mais Ziz’, tu peux pas faire ça…’ ; et lui me répond : ‘C’est bon, tu peux me lâcher’. Donc je le lâche, mais il part lui en remettre une autre, et il me dit : ‘Là c’est bon’ (rire). Je ne le connaissais pas du tout comme ça ! Pendant le match, il a joué, sans rien dire, il a été extraordinaire… et pam ! », racontait Leboeuf.
« C’était le seul défaut qu’il avait, son côté sanguin »
Et Frank Leboeuf admet que Zidane était un habitué du genre : « C’était sans doute le seul défaut qu’il avait, son côté sanguin, et il l’a assez payé. Mais au début, quand tu jouais contre lui, ce qui m’est arrivé lorsqu’il était à Bordeaux, il n’était déjà pas du tout facile à marquer pour un défenseur comme moi. Il te marchait sur les pieds, il savait se servir de ses coudes, il avait du caractère. Mais c’est vrai, aussi, qu’il était pris pour cible par les adversaires », insiste l'ancien joueur de Chelsea.