Une scène avec Zinédine Zidane coupée dans un reportage : La vengeance qui fait parler quasiment 30 ans plus tard
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Il y a presque 30 ans, l’équipe de France remportait la première Coupe du monde de son histoire, une épopée immortalisée dans le documentaire devenu mythique, « Les Yeux dans les Bleus ». Le sélectionneur de l’époque avait en revanche fait couper une scène dans laquelle on voyait Zinedine Zidane. Une histoire de vengeance sur laquelle est revenu un journaliste.

Devenu célèbre pour avoir mené l’équipe de France à son premier sacre en Coupe du monde en 1998, Aimé Jacquet était pourtant loin de faire l’unanimité avant le début de la compétition. Décrié dans les médias, l’ancien sélectionneur des Bleus en voulait à un en particulier : L’Équipe.

La rancœur d’Aimé Jacquet envers L’Équipe

« Aimé Jacquet nous en voulait de ne pas avoir cru en lui ? Oui, c’est un peu ça », a déclaré le journaliste Vincent Duluc sur le plateau de l’émission C à vous. « Aujourd’hui, avec le recul, cela parait vraiment la préhistoire du débat dans le foot… Didier Deschamps était champion du monde avec l’équipe de France en 2018, et il y a eu un débat sur l’esthétisme du jeu. En 98, c’était quelque chose qui était un peu moins possible, mais paradoxalement, cette période, qui a fait de L’Équipe un acteur et qui a quand même créé des tensions cet été-là, on n’a jamais vendu autant de journaux dans les quatre à cinq années qui ont suivi. »

« Aimé Jacquet avait le droit de prendre toutes les revanches qu’il voulait »

Dans le documentaire Les Yeux dans les Bleus, retraçant le parcours de l’équipe de France lors de la Coupe du monde 1998, Aimé Jacquet a même fait couper au montage une scène dans laquelle on voyait Zinedine Zidane en train de lire le journal L’Équipe. « Absolument », a confirmé Vincent Duluc. « Aimé Jacquet avait le droit de prendre toutes les revanches qu’il voulait. C’était lui qui était en première ligne. Moi, c’était plus l’amnésie de certains confrères qui m’avait gêné, que la revanche d’Aimé Jacquet. Certains journaux avaient écrit pire que nous, et l’ont oublié dès le 13 juillet. Le bouc émissaire était L’Équipe. »

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