Le 13 mai dernier, Netflix sortait un documentaire consacré à ce qui s'était passé à Knsyna en 2010 avec notamment cette grève des joueurs de l'équipe de France. Ayant accepté de participer à celui-ci, Raymond Domenech a provoqué une énorme vague de critiques sur les réseaux sociaux suite à ses dires. Alors que l'ancien sélectionneur a estimé avoir été trahi par les images diffusées, Netflix a fini par lui répondre.

16 ans après les évènements de Knysna, Raymond Domenech avait accepté de témoigner pour Netflix, tout en livrant son journal intime qui a dévoilé ses pensées de ce qui s'est passé en 2010. Mais voilà que l'ancien sélectionneur de l'équipe de France a subi une vague de critiques dans la foulée, ce qu'il n'a clairement pas accepté. C'est ainsi que Domenech a dénoncé le montage de Netflix, expliquant : « 16 ans après, cela devait être le documentaire de l'explication, de la réflexion et de l'analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde. Je n'ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J'ai depuis longtemps abandonné l'aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenue une poubelle haineuse ».
« Je suis meurtri et trahi »
Remonté contre l'image qui a été donnée de lui dans ce documentaire de Netflix, Raymond Domenech ne s'est pas arrêté là. C'est ainsi que l'ancien sélectionneur de l'équipe de France expliquait ensuite : « Je suis meurtri et trahi : cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d'un moment. J'ai ouvert ma vie intime, celle d'un sélectionneur qui vit avec un groupe de joueurs des moments pas toujours simples [...] Ces notes n'auraient jamais dû être publiées telles quelles. Les réalisateurs de ce documentaire ont préféré à l'investigation et à la rigueur, le souffre et la malhonnêteté [...] Je peux être frondeur parfois, provocateur, souvent, mais je ne suis ni irrespectueux, ni méchant, ni arrogant. Je tiens ici à me désolidariser de toutes mes forces de ce documentaire dont la vulgarité et le sensationnalisme n'ont d'égal que son absence de déontologie. Il n'honore ni le football, ni le journalisme ».
« Il ne s'attendait pas à ce que le public réagisse autant »
Face à cette colère de Raymond Domenech, Netflix a tenu à lui répondre. En effet, dans des propos accordés au Parisien, Dolores Émile, la directrice des documentaires et programmes de flux de Netflix France, a fait savoir : « Je pense qu'il ne s'attendait pas à ce que le public réagisse autant par rapport à l'injustice de l'exclusion de Nicolas Anelka. On l'a réinterrogé plusieurs fois, on lui a demandé s'il avait des regrets sur certains éléments. Raymond Domenech n'en a pas exprimé. On a retranscrit ça à l'écran sans triche. C'est pour ça qu'à certains moments, on a gardé les questions des journalistes. C'était très important, quand on lui demande pourquoi est-ce qu'il n'a pas demandé ce que Nicolas Anelka lui a dit dans le vestiaire, de garder le passage dans son intégralité. Pour ne pas qu'on puisse nous dire : "C'est du montage" ».