Invité dans l’After Foot sur RMC, le père de Neil El Aynaoui, Younès, a expliqué le choix de son fils de jouer pour le Maroc plutôt que l’équipe de France. Un choix que celui qui dispute actuellement la Coupe du monde 2026 avec les Lions de l’Atlas a fait tout seul, lui qui n’avait pas été sollicité par les Bleus avant de prendre sa décision.

Le 5 septembre 2025, Neil El Aynaoui (25 ans) disputait son tout premier match sous les couleurs du Maroc face au Niger (5-0), mais il aurait pu choisir une autre sélection. Né à Nancy, où il a été formé, le milieu de terrain passé par le RC Lens et désormais à l’AS Rome avait la possibilité de représenter l’équipe de France avant de rejoindre les Lions de l’Atlas.
« Peut-être même qu’il doutait de pouvoir faire partie de cette sélection »
« Je crois qu’au début c’était un peu son humilité qui a fait qu’il voyait l’équipe de France vraiment comme une équipe de très très haut niveau, et peut-être même qu’il doutait de pouvoir faire partie de cette sélection. Donc assez tôt quand même, il avait fait un match amical avec les U20 de l’équipe du Maroc. À Nancy, il y a beaucoup de Marocains. Donc il était entouré de compagnons marocains dans l’équipe. Sûrement qu’entre eux ils ont décidé de représenter le Maroc », a expliqué Younès El Aynaoui, père de Neil, dans l’After Foot sur RMC.
« Il y avait le Maroc et surtout Walid qui appelait Neil très souvent »
« C’est lui qui a décidé. De toute façon, il n’y avait pas de choix à faire, puisque l’équipe de France n’avait pas fait appel à lui non plus. Il y avait une proposition sur la table. Il y avait le Maroc et surtout Walid (Regragui) qui appelait Neil très souvent, depuis plusieurs années. À cause de son genou, il ne voulait pas venir. Donc à un moment les gens ont commencé à interpréter, mais lui dans sa tête c’était clair. En fait, il attendait de pouvoir être titulaire, de venir en équipe nationale une fois qu’il pourrait jouer et ne pas venir pour être remplaçant », a poursuivi Younès El Aynaoui, ancien tennisman professionnel. « Il demande souvent des conseils. J’essaie de lui peser le pour et le contre et ensuite de le laisser choisir. J’aurais pu jouer pour la France à un moment donné, mais un peu comme Neil, je n’avais pas le niveau, alors que pour jouer pour le Maroc, j’avais tout le temps le niveau (...). Moi, c’est différent parce que je suis né au Maroc, j’ai grandi au Maroc, donc j’ai vraiment appris à jouer au tennis au Maroc. J’ai quitté le Maroc à l’âge de 18 ans, donc la question s’est un peu moins posée pour moi. »