A la tête de l’équipe de France depuis 2012, Didier Deschamps va connaître le bonheur d’une participation à la Coupe du monde pour la dernière fois cet été, en Amérique du Nord. Le sélectionneur tricolore possède un palmarès colossal comme entraîneur mais aussi en tant que joueur, avec notamment cette première étoile décrochée en 1998. Il y a quelques années, il avait dévoilé une anecdote sur ce sacre.

Sélectionneur de l’équipe de France depuis 2012, Didier Deschamps va participer à sa cinquième et dernière Coupe du monde cet été, aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Après avoir été éliminé en quart de finale par l’Allemagne en 2014, le sélectionneur tricolore avait emmené les Bleus jusqu’au bout en 2018, avec un deuxième sacre contre la Croatie, puis en 2022, avec une issue malheureuse face à l’Argentine. Son premier Mondial, Deschamps l’a disputé sur le terrain, à l’occasion de la première victoire française dans la compétition en 1998, à l’issue d’une finale entrée dans l’histoire contre le Brésil (3-0).
« Ce soir, on sera champions du monde »
Ce 13 juillet 1998, la bande à Aimé Jacquet était arrivée au Stade de France avec l’assurance de décrocher le Graal à la fin de la soirée. « Je n'ai jamais tremblé pendant la finale. Je suis bien, très bien. Au fond de nous, on se dit : « C'est notre jour. » On ne s'est pas consultés, mais on a tous ça dans la tête : ce soir, on sera champions du monde ! Une conviction, si tout le monde l'a, ça donne une force, une telle force ! Quand on a vu la foule en sortant de Clairefontaine, on a eu encore plus de cette force », avait expliqué Deschamps en 2014, dans un entretien accordé au Parisien.

« J'ai dit l'inverse dans le vestiaire... »
Et Didier Deschamps n’a pas eu besoin d’attendre le coup de sifflet final de ce choc contre le Brésil pour savoir que les Bleus allaient décrocher leur première étoile. « A la mi-temps. Il y a 2-0. Je ne le dis pas aux joueurs, mais j'en suis convaincu, avait-il révélé. Par rapport à nos caractéristiques, vu comme on défendait depuis le début de la compétition, à 2-0, j'ai su que c'était bon. J'ai dit l'inverse dans le vestiaire à la pause. Je savais que le premier quart d'heure de la seconde période allait être déterminant pour nous. On a fait de la gestion. Individuellement, on était tous convaincus qu'on allait gagner. »
Deschamps ne s’était pas trompé. « On ne réalise pas, en fait, avait ensuite confié le sélectionneur de l’équipe de France sur cette émotion ressentie en 1998. On ne sait pas exactement ce qu'on vit. On n'a aucun recul, c'est de l'instantané. On est dans l'irrationnel. C'est une forme d'aboutissement. On ne peut pas aller plus haut. C'est une apothéose. On a envie de suspendre le temps mais on ne peut pas. C'est le sommet. On est sur le toit du monde. J'ai connu d'autres grands moments mais ça reste tout en haut. L'étoile ! »