Recruté contre 30M€ en provenance de l’ASSE à l’été 2019, William Saliba a eu besoin de temps avant de se faire une place à Arsenal. Au moment de l’arrivée de Mikel Arteta, l’international français avait même été rétrogradé avec les U21. Une période très difficile pour le défenseur âgé de 25 ans, qui a en plus perdu sa mère en 2020, une année qu’il qualifie de la pire de sa vie.

S’il est aujourd’hui titulaire en équipe de France et considéré comme un des meilleurs joueurs du monde à son poste, la route a été semée d’embûches pour William Saliba. Formé à l’ASSE et transféré très jeune à Arsenal, son prêt à l’OM en 2021-2022 a été un tournant dans la carrière de l’international français (34 sélections). Avant cela, en 2020, alors qu’il revenait d’un prêt à l’AS Saint-Étienne, où il était resté une saison de plus après son transfert, William Saliba a vécu la pire année de sa vie chez les Gunners.
« Le coach Arteta me fait appeler pour me dire qu'il ne me prend pas dans le groupe »
« La saison précédente avec le Covid (en mars 2020 alors qu'il était à Saint-Étienne), je suis rentré à Bondy, l'hygiène de vie, laisse tomber, tu manges, tu te couches à 5 heures du matin, tu ne t'entraînes quasiment pas, alors qu'en Angleterre ils avaient repris. Quand j'y retourne à l'été 2020, juste avant le premier match de Championnat, le coach Arteta (arrivé en décembre 2019 à la place d'Unai Emery) me fait appeler pour me dire qu'il ne me prend pas dans le groupe », a raconté William Saliba, dans un entretien accordé à France Football.
« Avec la perte de ma mère, rien n'allait, tout était dur »
« J'ai eu envie de pleurer devant lui. Je me suis retenu pour ne pas qu'il se dise : "Il est faible lui, il n'a pas le mental. Je vais le renvoyer en France." (Rires.) Et rebelote chaque semaine pendant six mois, je n'étais même pas sur la liste pour la Ligue Europa », a poursuivi William Saliba. « J'étais vraiment mal. En plus, sans manquer de respect à qui que ce soit, ce n'était pas l'Arsenal d'aujourd'hui. J'avais coûté 30M€ et je me retrouvais à jouer avec les U21. C'était dur, mon "mood" était vraiment bas car je savais que, même en m'entraînant bien, je ne jouerai pas. Avec la perte de ma mère, rien n'allait, tout était dur. 2020 a été la pire année de ma vie. »