La première prise de parole de Zinedine Zidane était très attendue et on il y avait foule dans les locaux de la Fédération française de football, ce mardi 28 juillet. Mais si ce fut court, le nouveau sélectionneur a tout de même livré une déclaration assez forte concernant l'état actuel en Gironde, où les incendies font rage.

On ne l'attendait pas forcément sur ce sujet. Avant même de rendre hommage à son prédécesseur Didier Deschamps lors de sa présentation, Zinedine Zidane a eu un mot pour les pompiers français. Le nouveau sélectionneur de l'équipe de France a notamment expliqué avoir une « grosse pensée » pour les hommes et femmes qui combattent contre le feu, ainsi que pour les sinistrés.
« Ce qui se passe en Gironde, ça le concerne aussi personnellement »
Cela a pu surprendre certains, mais pas les proches de Zidane, qui rappellent le lien particulier avec la Gironde, puisqu'il a joué pour les Girondins de Bordeaux lorsqu'il était footballeur. « Il ne faut pas oublier qu'il a joué à Bordeaux pendant de nombreuses années. Ce qui se passe en Gironde, ça le concerne aussi personnellement. En tant que Français, en tant qu'ancien Girondin aussi. C'était important » a expliqué Frédéric Hermel, qui a notamment écrit une biographie sur le nouveau sélectionneur de l'équipe de France.
« Je ne voudrais pas qu'on en fasse trop autour de Zidane »
« Zidane avait envie de le dire. C'est assez classique. Je ne voudrais pas qu'on en fasse trop autour de Zidane. J'ai quand même l'impression qu'il y a une émotion » a-t-il poursuivi sur Sud Radio, avant de lancer un avertissement. « Je ne voudrais pas que cette émotion et le fait que tout le monde l'applaudisse se transforme en critique en sifflet après le premier match à Lille. Il y a beaucoup d'attentes. On vient de passer 14 ans avec Deschamps ».
« A son arrivée, tout le monde l'a applaudi »
« Ça sera un style différent. Il faut lui laisser le temps de s'imposer. On est tous contents qu'il soit là. Il ne faut pas en faire trop non plus. Zidane est un immense entraîneur. Il faut lui prouver qu'il peut être un très bon sélectionneur » a finalement déclaré Frédéric Hermel, qui semble plutôt satisfait de cette première conférence de presse de Zinedine Zidane. « Il était classique. Il n'y a rien d'extraordinaire. Mais moi, je ne m'attendais pas à ce qu'il ait des problèmes. Il a dû parler en espagnol quatre fois par semaine dans le plus grand club du monde et passer par des crises énormes. A son arrivée, tout le monde l'a applaudi. Il était ravi d'être là. Les gens étaient ravis qu'il soit là ».