Le 9 juillet 2006, Zinedine Zidane disputait le dernier match de sa carrière en finale de la Coupe du monde, perdue aux tirs au but face à l’Italie. Une séance à laquelle celui qui était alors capitaine de l’équipe de France n’avait pas participé, lui qui avait été expulsé pour avoir asséné un coup de boule à Marco Materazzi. Un épisode sur lequel est revenu Vikash Dhorasoo, présent dans le groupe des Bleus lors de ce Mondial.

Après avoir marqué l’histoire de l’équipe de France avec son doublé inscrit face au Brésil en finale de la Coupe du monde 1998 (3-0), Zinedine Zidane le faisait également huit ans plus tard, mais pas pour les mêmes raisons. Pour ce qui était sa dernière compétition avant la fin de sa carrière, le Ballon d’Or 1998 avait réussi à mener les Bleus jusqu’en finale du Mondial 2006, où lui et ses coéquipiers étaient opposés à l’Italie.
« Le moment du coup de boule, on ne le voit pas du tout »
Une rencontre qu’il a de nouveau marquée de son empreinte, d’abord par son ouverture du score sur penalty en trompant Gianluigi Buffon d’une panenka qui avait tapé la barre transversale avant de franchir la ligne, puis par son coup de boule sur Marco Materazzi en prolongation. Un geste pour lequel Zinedine Zidane avait été expulsé, laissant ses coéquipiers en infériorité numérique, avant qu’ils ne s’inclinent aux tirs au but (1-1, 3-5 aux t.a.b.).
« On s’est tous dit qu’il s’était passé quelque chose de grave »
Un moment sur lequel est revenu Vikash Dhorasoo sur le plateau de L’Équipe de Greg : « Le moment du coup de boule, on ne le voit pas du tout. Je le verrai que le lendemain je crois. Là, on s’est tous dit qu’il s’était passé quelque chose de grave parce que Zidane, quand il est expulsé, il ne réclame rien et il rentre au vestiaire. Il sait qu’il a fait quelque chose de très grave, il prend un rouge et c’est normal. Si je me souviens bien, c’est Buffon qui court voir l’arbitre. On ne peut pas être heureux de l’expulsion de quelqu’un, mais quand on est l’Italie à ce moment-là, on va jouer à 11 contre 10 avec le meilleur joueur de l’équipe adverse qui sort, on ne peut qu’être content. » Dans son livre Marco Materazzi, une vie de guerrier publié en 2007, Marco Materazzi avait révélé les « six mots » qu’il avait dit à Zinedine Zidane pour le faire dégoupiller : « Je préfère ta putain de sœur ».