L'équipe de France et Antoine Griezmann n'ont fait qu'un pendant une décennie. Et pourtant, leur séparation en a surpris plus d'un tellement elle était soudaine et survenant quelques jours seulement après une volonté claire affichée par le joueur de participer à la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis. Pour Sidney Govou, la raison est avant toute chose sportive.

10 années de bons et loyaux services en équipe de France A. Et puis, le 30 septembre 2024 quelques semaines seulement après un Euro durant lequel son importance a considérablement diminué, Antoine Griezmann prenait son téléphone afin de dire au revoir à l'équipe de France. Beaucoup d'observateurs ont depuis spéculé sur les raisons de ce départ soudain alors qu'il avait avoué vouloir jouer la Coupe du monde aux Etats-Unis cet été (11 juin-19 juillet).
«Etre le mec qu'on met à droite, à gauche, en 6, en 10, ça a été compliqué»
Est-ce lié au brassard de capitaine dont il n'a pas hérité après la retraite internationale d'Hugo Lloris ? Ce sont plutôt ses positions différentes sur le terrain qui ont pesé dans la balance au moment de tout arrêter d'après l'ancien international français Sidney Govou. « Ce n'est pas quelqu'un qui parle énormément. L'Euro 2024 a été le début de quelque chose, pas forcément le fait qu'il soit remplaçant : le fait qu'il soit baladé de poste en poste. C'est quelque chose qu'il n'a pas digéré, être le mec qu'on met à droite, à gauche, en 6, en 10, ça a été compliqué. Et derrière, il y a l'histoire du brassard qui pour moi est la fin de son histoire. Pour lui, c'est la fin de son histoire avec l'équipe de France ».

« La Coupe du monde ? J’aurais mon maillot, sûrement dans les tribunes, avec mon fils»
Antoine Griezmann parvient toujours à être performant avec l'Atletico de Madrid ces dernières semaines et notamment sur la plus belle des scènes européennes en Ligue des champions. De quoi permettre à Philippe Carayon de lui demander s'il pense à jouer la Coupe du monde avec les Bleus en fin de saison. « Oui, j’aurais mon maillot, sûrement dans les tribunes, avec mon fils. Mais non, je leur souhaite le meilleur. Pour moi, ils sont les favoris numéro un et je serai avec eux à fond ».