Didier Deschamps se prépare à vivre sa dernière compétition dans son costume de sélectionneur de l'équipe de France. Entre le 11 juin et le 19 juillet prochain, DD tentera d'amener les Bleus sur le toit du monde au MetLife Stadium. Néanmoins, ce sera sans son ancien chouchou Antoine Griezmann qui a pris sa retraite internationale il y a un an et demi de cela. Une première pour Deschamps, mais une fin inévitable selon Bertrand Latour.

Le 30 septembre 2024, Antoine Griezmann prenait tout le monde de court. Alors qu'il avait partagé son souhait de disputer la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada avec les Bleus à la sortie d'un Euro où il ne bénéficiait plus d'un statut de titulaire indiscutable avec un temps de jeu considérablement diminué, Antoine Griezmann annonçait sa retraite internationale. Le Mondial en Amérique du nord approche à grands pas (11 juin-19 juillet) et Griezmann vit sa Last Dance avec l'Atletico de Madrid avant de rejoindre Orlando et la MLS cet été. Les performances de Griezmann ont relancé les débats sur sa place en équipe de France à l'instant T et dans l'histoire de la sélection notamment dans les Grandes Gueules du Sport sur RMC.
«Le staff de l'équipe de France s'est rendu compte que physiquement il n'était plus capable de faire ce qu'il avait apporté»
Présent autour de la table des consultants et journalistes de Canal+ pour le Canal Football Club ce dimanche, Bertrand Latour a livré les coulisses de cette décision surprenante d'Antoine Griezmann de par son timing, mais pas sa nature. « C'est dommage qu'il n y ait pas eu d'adieux en bonne et due forme avec les Bleus, y a-t-il un loup ? Il s'est passé que lors du dernier Euro, le staff de l'équipe de France s'est rendu compte que physiquement il n'était plus capable de faire ce qu'il avait apporté lors des dernières campagnes où il était un joueur majeur. Il est devenu un remplaçant, et il ne l'a pas compris. Soit ça lui a été mal exprimé, soit ça a été tellement décevant pour lui qu'il n'est pas arrivé à passer outre sur le moment. Ce qu'il a réussi à faire de manière temporaire à l'Atletico quand il avait un rôle mineur. Se rendant compte et s'apercevant qu'il serait plus un acteur majeur de l'équipe de France, il a préféré partir ».

«Socialement, il n'avait plus trop sa place avec les Bleus»
« D'autant plus que ça impliquait dans la vie personnelle et physiquement beaucoup de contraintes. C'est-à-dire moins voir sa famille, c'est beaucoup de déplacements et de fatigue physique. Les amis qui étaient les siens en équipe de France, certains sont partis au fur et à mesure. Socialement, il n'avait plus trop sa place avec les Bleus. Pour toutes ces raisons là, il a décidé de partir. Mais le fait qu'il ne s'exprime pas là-dessus, prouve bien qu'il y avait un peu de friture sur la ligne », a tenu à faire savoir Bertrand Latour. Il n'y avait donc pas uniquement une question de niveau concernant le départ d'Antoine Griezmann de l'équipe de France. Les retraites internationales de certains de ses amis proches chez les Bleus ont aussi joué...