À 18 ans et alors qu’il était passé par toutes les équipes de France jeunes des U16 jusqu’aux Espoirs, un joueur a décidé de changer de nationalité sportive afin de jouer pour un autre pays. Le principal intéressé a assuré que ce n’était pas un « choix de carrière », mais une volonté profonde de représenter ses racines et le pays de ses parents.

Arrivé à Al-Hilal en provenance du Stade Rennais cet hiver dans le cadre d’un transfert estimé à 33M€, Kader Meïté a fait un autre choix fort. Bien qu’il soit passé par toutes les équipes de France jeunes et qu’il était même surclassé en Espoirs, l’attaquant âgé de 18 ans a fait le choix de changer de nationalité sportive afin de représenter la Côte d’Ivoire et a effectué ses débuts avec les U23 ivoiriens lors de cette trêve internationale.
« Je ne l’ai pas fait pour donner une trajectoire à ma carrière »
« La Côte d’Ivoire, c’est particulier pour moi. Mes parents sont ivoiriens, ont vécu là-bas longtemps. Je suis né et j’ai grandi dans la culture ivoirienne, j’ai envie de représenter ce pays. On m’a dit que c’est un gros choix de carrière, mais justement, pour moi ce n’est pas un choix de carrière. Ça s’impose à moi, je ne l’ai pas fait pour donner une trajectoire à ma carrière », a expliqué Kader Meïté, dans un entretien accordé à L’Équipe.

« Je ne voulais pas attendre de voir ce qu’il pouvait se passer avec l’équipe de France pour rejoindre la Côte d’Ivoire »
« Je ne fais pas de calcul comme ça. Je ne voulais pas attendre de voir ce qu’il pouvait se passer avec l’équipe de France pour rejoindre la Côte d’Ivoire. Je veux représenter le pays de mes parents, mes racines et rendre fiers les miens. J’ai fait ce choix sans avoir eu le moindre contact avec la Fédération ivoirienne, je les ai juste appelés pour leur faire part de ma volonté », a ajouté Kader Meïté, qui a prévenu Gérald Baticle, sélectionneur des Espoirs, et Lionel Rouxel, sélectionneur des U17, de sa décision. « J’ai prévenu Gérald Baticle et Lionel Rouxel. Monsieur Baticle m’a dit que c’était une richesse d’être binational et m’a souhaité bonne chance. Monsieur Rouxel m’a dit que c’était dommage de ne plus pouvoir compter sur moi mais qu’il me souhaitait le meilleur également. »