Ces derniers jours, les joueurs de l'équipe de France sont victimes d'insultes racistes de la part de personnalités politiques étrangères. Révoltée, Lamia El Aaraje (39 ans) - première adjointe au maire de Paris - a poussé un énorme coup de gueule dans la presse espagnole.

Après Celeste Amarilla, sénatrice paraguayenne ayant proféré des insultes racistes à l'encontre de Kylian Mbappé, Mariano Rajoy a également dérapé. En effet, l'ancien Premier ministre espagnol a attaqué l'ensemble des joueurs de l'équipe de France avant la demi-finale de la Coupe du Monde face à la Roja : « Que va-t-il se passer ? Difficile de répondre à cette question. Sans entrer dans les détails, il convient de rappeler que la France a été double championne du monde et finaliste de la dernière édition. Elle a remporté tous ses matchs dans cette Coupe du monde et occupe actuellement la première place du classement FIFA. Son effectif est également de très haut niveau. Et ce, sans Français. Et elle joue très bien. Elle sera un adversaire redoutable ».
«Que fait-il de Lamine Yamal ?»
Dans une tribune publiée dans El Pais, Lamia El Aaraje s'est emportée. « Ce ne sont pas des dérapages. C’est une doctrine. 26 Français entreront sur la pelouse de Dallas pour affronter l’Espagne. 26 Français. Il faut, paraît-il, le rappeler (…) 23 de ces 26 joueurs sont nés en France ; les trois autres sont français. Le propos n’est donc pas seulement odieux : il est faux. La logique de M. Rajoy disqualifie aussi la Roja. Que fait-il de Lamine Yamal, fils d’un père marocain et d’une mère équato-guinéenne ? De Nico Williams, fils de Ghanéens ? De Robin Le Normand, né en Bretagne et devenu espagnol par choix ? Si l’équipe de France n’est pas française, alors l’Espagne qui a soulevé l’Euro 2024 n’est pas espagnole », a pesté la première adjointe au maire de Paris, avant d'en remettre une couche.
«Nos deux pays mènent la même bataille»
« Le poison n’a pas changé. C’est la digue qui a cédé. Que dit ce poison ? Qu’il existerait deux catégories de Français : ceux qui n’ont jamais rien à prouver et ceux à qui l’on demandera toujours leurs papiers. Français jusqu’au coup de sifflet final, étrangers dès le pénalty manqué : voilà la logique de ceux qui ne supportent pas qu’un Français puisse avoir un autre visage que celui qu’ils ont décidé d’imaginer. Nos deux pays mènent la même bataille. Mardi soir, deux grandes nations s’affronteront — deux équipes qui se ressemblent bien plus que les nationalistes des deux rives ne voudront jamais l’admettre », a conclu Lamia El Aaraje.