Équipe de France : La sortie de Rayan Cherki qui risque de ne pas plaire à Didier Deschamps…
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Auteur de son deuxième but en équipe de France jeudi soir lors de la défaite face à la Côte d’Ivoire (1-2) en préparation pour la Coupe du monde 2026, Rayan Cherki a clairement affiché ses ambitions pour la compétition, à savoir « écraser tout le monde. » Une sortie qui ne devrait pas trop plaire à Didier Deschamps, lui qui avait insisté sur l’humilité quand il avait évoqué le statut de favori des Bleus.

Pour la première fois depuis que Didier Deschamps en est le sélectionneur, l’équipe de France s’est inclinée lors d’un match de préparation avant une grande compétition jeudi à Nantes face à la Côte d’Ivoire (1-2). Une défaite que Rayan Cherki, auteur de son deuxième but avec les Bleus, a relativisé, rappelant que l’objectif était avant tout d’être prêt le 16 juin contre le Sénégal.

« On n'ira pas à la Coupe du monde en tant que favoris, mais pour écraser tout le monde »

« Sur le plan personnel, c'est une prestation normale, histoire de se mettre en jambes. Bien sûr, on a mangé (travaillé dur) à Clairefontaine, on a mangé toute la saison. Il y a un peu de fatigue, mais le but, c'est d'être bon le 16 juin. C'est que du plus pendant les matches amicaux. En première période, on a su garder le ballon et tenter. C'était plus compliqué en deuxième, le match n'était plus le même. Il y a eu énormément de changements, donc c'est plus difficile pour eux, comme pour nous. C'est une petite sonnette d'alarme qui permet de rester bien concentrés », a déclaré Rayan Cherki au micro de TF1, avant d’ajouter : « On n'ira pas à la Coupe du monde en tant que favoris, mais pour écraser tout le monde. Avec Michael (Olise), on se comprend sans même se parler. S'il rentre dans l'axe, je n'ai pas envie de lui marcher sur les pieds. C'est une compréhension du jeu qu'on a. C'est magnifique de jouer ensemble. On a une cohésion de groupe extraordinaire. »

« Il y a un mot important : c'est l'humilité »

Pas sûr que Didier Deschamps ait beaucoup apprécié que le joueur de Manchester City affiche ses ambitions de la sorte. « Je vois que d'autres sélectionneurs disent que l'équipe de France a deux équipes... Je ne veux pas refuser le fait qu'on fasse partie des favoris. Mais est-ce qu'on est supérieurs à d'autres nations ? Il y a 7-8 équipes qui ont cette ambition, une seule y arrivera. Ce n'est pas fuir, l'ambition est essentielle. Il y a un mot important : c'est l'humilité. Sur le papier il y a des choses, mais dans le foot il suffit de faire un peu moins pour le payer cher. Nos adversaires ont beaucoup de qualité. Notre groupe aussi. Je ne veux pas diminuer l'Irak. Le Sénégal et la Norvège sont de très bonnes nations », déclarait le sélectionneur de l’équipe de France en conférence de presse la semaine dernière, lui qui avait également prévenu : « Chez les supporters, nous voir déjà le 19 juillet, ça ne me plaît pas trop, même pas du tout. Autrement, on a qu'à ne pas faire de matchs et on arrive aux États-Unis le 15 juillet... Que l'équipe de France, de par ce qu'elle a fait, et avec les joueurs qui la composent, fasse partie des meilleures équipes, oui. Mais je sais trop bien qu'avant de penser à tout là-haut, il y a des étapes importantes. Et cette étape importante, ce sont les trois adversaires qu'on connaît pour notre groupe (Sénégal, Irak, Norvège). Mais je le répète, une Coupe du monde, il n'y a rien de plus beau, de plus fort, quand on est dans le football professionnel. On va tout faire pour être au rendez-vous. »

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