Dans une semaine jour pour jour, Didier Deschamps et son staff s’envoleront aux côtés des joueurs de l’équipe de France pour Boston afin de tenter d’aller chercher une troisième étoile mondiale. Bien qu’il soit musculairement gêné au niveau du dos, William Saliba fera partie du voyage aux côtés de Kylian Mbappé et d’Ousmane Dembélé, deux « vedettes » des Bleus. Il s’est longuement livré à GQ sur son propre statut.

A l’instar de Kylian Mbappé et d’Ousmane Dembélé, William Saliba a lui aussi été très tôt lancé dans le grand bain du monde professionnel à 17 ans. Mais c’est là que la comparaison s’arrête avec les deux champions du monde 2018. Ils sont attaquants et empilent les buts pour le Real Madrid et le PSG de manière régulière tant en championnat qu’en Ligue des champions. Pour sa part, Saliba est un défenseur central et non un joueur à vocation offensive que les numéros 10 et 7 de l’équipe de France.
«Dieu a décidé que je serais défenseur central»
Et cette différence malgré le fait qu’ils soient tous les trois des cadres du groupe de Didier Deschamps en équipe de France est importante aux yeux de William Saliba. Comme beaucoup de jeunes qui se lancent dans le foot, le natif de Bondy entraîné par le père de Kylian Mbappé, Wilfrid, avait pour rêve de marquer des buts dans les plus grands clubs du monde. La nature en a décidé autrement. « Dieu a décidé que je serais défenseur central et je suis très content comme ça. Même s’il avait fallu être gardien pour devenir professionnel, je l’aurais fait », a concédé Saliba lors d’une interview accordée à GQ.
«Je ne suis pas une vedette comme Mbappé ou Dembélé, mais à mon poste je fais partie des plus forts»
Aucun regret pour William Saliba qui, avant de remporter la Premier League avec Arsenal et de perdre la finale de la Ligue des champions face au PSG avait livré un entretien à GQ par le biais duquel il se satisfaisait du fait d’être considéré comme l’un des meilleurs à son poste. « Quand tu es petit, tu vas plus regarder les attaquants, ceux qui marquent, qui font les passes décisives, ce sont eux qui te font le plus vibrer. Si j’avais pu, j’aurais été n°9 et j’aurais mis 30 buts par saison. Je ne suis pas une vedette comme Mbappé ou Dembélé, mais à mon poste je fais partie des plus forts ».