L'équipe de France est qualifiée pour une troisième demi-finale de Coupe du monde de suite après les éditions 2022 au Qatar et 2018 en Russie. Une performance que seules les sélections allemandes et brésiliennes étaient parvenues à faire depuis le début du siècle. Mais cela ne justifie pas selon Daniel Riolo une telle longévité de Didier Deschamps à la tête des Bleus. Il s'est expliqué sur les ondes de RMC pendant l'After Foot de samedi.

Didier Deschamps a encore deux matchs à disputer sur le banc de touche de l'équipe de France. Quelle que soit l'issue de la demi-finale de Coupe du monde 2026 entre les Bleus et l'Espagne à l'AT&T Stadium mardi prochain, le sélectionneur aura quoi qu'il arrive une finale ou dans le pire des cas la petite finale pour la 3ème place à jouer dans ce Mondial en Amérique du Nord. Une fois la compétition terminée, Deschamps raccrochera son costume de sélectionneur de l'équipe de France qui est le sien depuis septembre 2012.
«À quel moment tu restes en poste si longtemps ?»
Pour Daniel Riolo, il était temps que ce changement à la tête de l'équipe de France ait lieu. L'éditorialiste de RMC a livré son ressenti pendant l'After Foot de samedi avant le coup d'envoi d'Angleterre-Norvège. « Je vais regretter Deschamps ? Ce que vous ne comprenez pas, c’est que quoi qu’il en soit, 14 ans c’est super long. À quel moment tu restes en poste si longtemps ? À un moment, stop ! Vous n’avez pas envie de voir autre chose ? Je ne parle pas de jeu mais de personne ».
«C’est déjà énorme 14 ans, il n’y en a pas dans les autres pays»
Daniel Riolo reconnaît bien évidemment les qualités de Didier Deschamps en terme de management, de construction d'un groupe pour le bien de la vie commune pendant les longues semaines d'une compétition comme l'Euro ou la Coupe du monde. Cependant, cela ne justifie pas un tel monopole à la tête de la sélection. « C’est déjà énorme 14 ans, il n’y en a pas dans les autres pays (ndlr Joachim Low était resté 15 ans avec l'Allemagne). Il a toujours été un manager hors pair, qui sait construire la vie de groupe, les mecs qui s'entendent bien au baby-foot, ceux qui mangent les mêmes desserts... Il a toujours su faire ça. Mais il n’a jamais voulu changer le jeu. En 2022, il avait des bons joueurs aussi ! Il aurait toujours pu changer. Mais cette fois, les joueurs se sont dit que s’il ne changeait pas, on allait perdre en demi-finale ».