Il y a quelques semaines, Didier Deschamps qualifiait Manu Koné de « joueur sous-coté ». Sélectionné pour la Coupe du Monde 2026 avec l’équipe de France, le milieu de terrain de l’AS Rome s’est livré dans les colonnes du Parisien sur sa relation avec le sélectionneur tricolore, et semble validé le constat délivré à son égard.

Engagée avec beaucoup d’ambitions sur cette Coupe du Monde 2026, l’équipe de France dispose de nombreux joueurs de grands talents. Cependant, certains d’entre eux sont peut-être moins « médiatisés » que d’autres. En septembre 2025, Didier Deschamps en personne estimait que l’un de ses joueurs était sous-coté. Son nom ? Manu Koné. « Il fait partie des joueurs qu’on peut considérer comme sous-côté parce qu’on ne les voit pas et qu’ils ne font pas parler d’eux. Pourtant, sur le terrain, on le voit », confiait ainsi le sélectionneur français à propos du joueur de l’AS Rome.
« Depuis toujours, j’ai le sentiment d’être sous-coté »
Interrogé par le Parisien à propos des déclarations de Deschamps à son égard, Manu Koné valide ce constat. « Oui, je pense qu’il a raison. Depuis toujours, j’ai le sentiment d’être sous-coté. Sans doute à cause de mon caractère. Plus jeune, j’étais très discret, parfois même un peu froid. J’ai parfois eu l’impression de ne pas recevoir ce que je méritais. À certains moments, je me suis même demandé si je ne me surestimais pas. Quand je me blesse au genou à Mönchengladbach, plusieurs grands clubs s’intéressaient à moi. Dans les journaux, on me citait dans les meilleurs clubs d’Europe. Et du jour au lendemain, plus rien… », a ainsi confié le joueur de 25 ans.
« C’est une légende du football »
« C’est une légende du football. Ce qu’il a accompli comme joueur puis comme sélectionneur restera dans l’histoire. En plus, c’est un ancien milieu de terrain, comme moi. Il me parle beaucoup et m’aide à comprendre ce que l’équipe attend de moi. Je me souviens qu’après mon entrée contre l’Italie, où j’avais pris un carton, il m’avait demandé d’être plus tranquille dans ma gestion des duels. Et puis, contre la Belgique le match suivant, au bout de deux minutes, je commets une faute énorme, à la limite du rouge. Là, je me suis dit : « Manu, c’est terminé, tu vas sortir à la mi-temps… » C’est précisément à ce moment-là que j’ai repensé à ses conseils et que j’ai pu me rattraper », a également ajouté Manu Koné, très respectueux envers son sélectionneur.