En l’espace de même pas 10 ans, l’équipe de France aurait pu engranger deux étoiles de champion du monde. Néanmoins, une défaite en finale du Mondial a mis fin aux rêves des Bleus et selon un élément phare de l’équipe française vaincue et ayant connu la victoire quelques années plus tôt, c’est ce qui s’est passé en interne qui a réduit les chances de l’équipe de France à néant plutôt que la prestation de l’adversaire.

Deux étoiles sur le maillot. Grâce à ses succès en 1998 sur le territoire français et en 2018 en Russie, l’équipe de France a doublement été sacrée championne du monde. Pour sa première victoire le 12 juillet 1998 au Stade de France contre le Brésil de Ronaldo et Rivaldo, les Bleus d’Aimé Jacquet avaient pris le meilleur sur la Seleçao et étaient sereins dès le réveil musculaire le Jour J comme Fabien Barthez le révélait dans l’émission Le Vestiaire en 2017.
«En 2006 il y avait un mauvais feeling ? Ça… On en reparlera dans 20 ans hein (rires). Il n’y a pas besoin de l’expliquer…»
L’émission spéciale de RMC qui avait réuni Christophe Dugarry, Emmanuel Petit, Franck Leboeuf et Fabien Barthez pour se remémorer l’épopée de France 98 avait permis au gardien de but des Bleus de faire un parallèle très peu flatteur pour Raymond Domenech, sélectionneur de l’équipe de France en 2006. « Le matin du match (ndlr France - Brésil en 98), on savait qu’on allait gagner. C’est drôle hein. Au fond de nous, dans l’état d’esprit dans lequel on était, on se regardait tous avec la banane, on déconnait. Et ce n’était pas un excès de confiance, autant en 2006 on savait qu’on n’allait pas la gagner, autant là… J’en ai vécu deux, je connais la différence. C’est le feeling que j’avais. En 2006 il y avait un mauvais feeling ? Ça… On en reparlera dans 20 ans hein (rires). Il n’y a pas besoin de l’expliquer… ».

«Fabien Barthez lui dit directement : Non, je ne fais pas de retour, c’est bon, on arrête tout ça »»
Certes, Raymond Domenech n’a pas été cité dans cette déclaration de Fabien Barthez. Néanmoins, au vu des antécédents racontés par le journaliste Pierre Ménès ou bien par l’ex-international français Rio Mavuba, il est assez facile de faire le lien entre le « mauvais feeling » évoqué par Barthez dans Le Vestiaire et l’ancien entraîneur des Bleus pour la Coupe du monde 2006.
« Ce que faisait Raymond Domenech avec les Espoirs, c’était trop compliqué de le faire avec les A avec des joueurs qui jouent dans les plus grands clubs avec les plus grands entraîneurs du monde, c’était juste impossible. Individuellement, dire ce qu’on avait fait de bien et de moins bien. (…) A la fin du match à Rennes, il veut faire un débrief sur tous les joueurs individuellement. Sauf que tous les mecs après le match veulent prendre l’avion et retourner dans leurs clubs. Et Fabien Barthez lui dit directement : Non, je ne fais pas de retour, c’est bon, on arrête tout ça ». Et finalement, le truc s’arrête et chacun rentre chez soi. Mais tu sentais que ça ne correspondait pas à ce que les mecs avaient l’habitude de faire en équipe de France A ».