Coupe du monde 2026 - France/Norvège : Upamecano livre les secrets de son duel face à Haaland
Thibault Morlain -
Journaliste
Après s’être essayé à différents sports, Thibault se tourne vers une carrière de footballeur amateur. Au moment de faire un choix entre devenir footballeur professionnel et journaliste, les qualités ont fait pencher la balance d’un côté. Le voilà désormais au sein de la rédaction du 10 Sport, après un diplôme obtenu à l’Institut International de Communication de Paris.

Ce vendredi soir, à 21h, l’équipe de France va affronter la Norvège pour son troisième et dernier match de poule. Alors que la première place du groupe sera en jeu entre les deux nations, les Bleus devront bien évidemment se méfier Erling Braut Haaland. Dayot Upamecano devrait notamment être en charge de marquer l’attaquant de Manchester City et le défenseur des Bleus en a dit plus sur ce duel.

Avec deux victoires en deux matchs dans cette Coupe du monde 2026, la France et la Norvège vont s’affronter avec l’objectif de finir à la première place du groupe. Cet affrontement promet et on aura surtout les yeux rivés sur l’opposition entre Kylian Mbappé et Erling Braut Haaland. Qui fera gagner sa sélection ? Les Bleus devront donc stopper le buteur norvégien de Manchester City. Une mission complexe qui sera notamment confiée à Dayot Upamecano, mais voilà que le défenseur central des Bleus, qui s’est déjà retrouvé face à Haaland, semble savoir quoi faire.

« Avec Haaland, il faut toujours avoir à la fois un oeil sur lui »

Dans un entretien accordé à L’Equipe, Dayot Upamecano s’est exprimé sur ce duel face à Erling Braut Haaland. Le défenseur central de l’équipe de France a alors confié : « Avec Haaland, il faut toujours avoir à la fois un oeil sur lui, regarder où il se situe, et un oeil sur le porteur du ballon, même si on n'est pas en situation d'infériorité numérique. Quand il est dans mon dos, que l'un de ses coéquipiers déborde, je sais que je vais devoir prendre deux ou trois fois l'information pour savoir où il va, comment il se positionne. On sait tous que c'est un joueur qui va très vite sur ses premiers appuis, un peu comme Kylian (Mbappé). Il n'a besoin que d'une petite seconde pour changer de direction. Alors, il faut toujours garder un oeil sur lui. Si on ne peut pas anticiper sur sa prise de balle et l'empêcher de se saisir du ballon, il faut essayer de l'emmener vers l'extérieur. C'est un joueur qui aime le corps à corps, moi aussi. Mais parfois, il faut savoir être en gestion, l'emmener sur un côté et lui fermer l'angle de but ».

« Attention, Haaland est un joueur incroyable mais n'oubliez pas Sörloth »

Dayot Upamecano a ensuite expliqué à propos d’Haaland : « Sur les remises en touche de son équipe, c'est toujours mieux d'être en prise à deux sur lui. Le joueur libre de mon équipe, le plus souvent le latéral, ne doit pas être trop éloigné devant lui et moi, je dois rester juste derrière, assez proche, sans le coller pour autant. C'est compliqué de chercher à anticiper et passer devant parce qu'il est très costaud. Avec lui, il y a toujours une vraie lutte. La moindre faute d'attention - ou la moindre faute tout court d'ailleurs, comme ma glissade lors de Manchester City-Bayern -, peut être vite sanctionnée. J'insiste, mais je crois que le plus important dans le duel qu'on lui livre, c'est le placement initial et l'orientation du corps de sorte à toujours pouvoir avoir un oeil sur le ballon et un oeil sur lui. S'il vous échappe, c'est difficile de le rattraper car il va très, très vite. Paradoxalement, Haaland, c'est plus un combat de déplacements qu'un véritable combat physique. Il faut être prêt sur chaque appui, regarder où il se situe. Il ne va pas toucher 50 ballons, on le sait tous. Il en voudra deux ou trois mais ces deux ou trois, il va les jouer à 100 %, donc il faut être à 100 %. Cela fait un bon petit moment qu'on n'a pas joué l'un contre l'autre. Aujourd'hui, j'ai plus d'expérience, pratiquement 200 matches dans les jambes avec le Bayern, 40 avec l'équipe de France. Je suis plus prêt qu'avant pour l'affronter. Est-ce qu'Haaland parle aux défenseurs ? Non ! Mais moi non plus, je ne parle pas à mes adversaires. Et même quand on me parle, je fais comme si je n'avais rien entendu. Je n'aime pas parler. J'essaye de me concentrer. Attention, Haaland est un joueur incroyable mais n'oubliez pas (Alexander) Sörloth, avec qui j'ai joué à Leipzig : très costaud, très rapide, et il frappe fort ».

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