La prochaine Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada va avoir le droit à son lot de nouveautés, et notamment l’instauration de pauses fraîcheurs en raison des températures élevées dans certaines villes. Une nouveauté qui ne fait pas l’unanimité. Un chroniqueur de L’Equipe du Soir s’est prononcé sur le sujet après le match amical entre le Brésil et la France (1-2).

La rencontre amicale entre le Brésil et la France (1-2) qui avait lieu du côté de Boston servait de répétition à la prochaine Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. L’une des nouveautés de la compétition sera l’introduction de pauses fraîcheurs (une par période) durant les matches comme on a pu le constater ce jeudi. De quoi permettre aux joueurs de souffler alors que les températures seront élevées cet été, et aux diffuseurs de diffuser des publicités. Un changement loin de faire l’unanimité.
« Ce sport, qui était très loin de la culture américaine, s’américanise »
De son côté, Dave Appadoo craint de voir ces pauses fraîcheurs devenir obligatoires à l’avenir, et ce même si les conditions météorologiques ne le nécessitent pas. « On va avoir des pauses chocolats chauds ! Ça ne vous a pas échappé que ce sport, qui était très loin de la culture américaine, s’américanise. Le VAR, c’est clairement quelque chose que tu as beaucoup dans les sports américains, on n’aime pas ça nous. Et ils l’ont imposé sans qu’il y ait vraiment une demande. Ça devait être un galop, on sait très bien quand ça commence, a confié le journaliste dans L’Équipe du Soir. Les cinq changements, ça devait être par rapport au Covid, derrière on l’a gardé, pourquoi ? Car ça te fait plus de rotations comme dans les sports US. Là, cette pause va faire des quart-temps : pause fraîcheur, mi-temps, puis pause fraîcheur ».

« On joue presque en quatre quart-temps »
Interrogé en conférence de presse, Didier Deschamps a reconnu qu’il n’était pas fan de ces pauses, susceptibles de chambouler le cours d’un match. « En trois minutes, si vous êtes dans un temps fort, ça coupe tout. Ça peut aider quand vous êtes moins bien, mais ça peut aussi faire l'inverse. On s'adapte. Les diffuseurs sont contents, parce que ça fait plus de publicité. On joue presque en quatre quart-temps », analyse le sélectionneur des Bleus.