Coupe du Monde 2026 aux USA : Le changement qui a du mal à passer !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Cet été, la Coupe du monde aura lieu aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une compétition qui sera marquée par un changement qui pourrait avoir son importance durant les rencontres, ce qui ne fait pas l’unanimité auprès des fans. Un célèbre consultant hausse le ton.

C’est une innovation encore loin de faire l’unanimité. Les rencontres amicales de l’équipe de France face au Brésil (2-1) et à la Colombie (3-1) ont notamment permis d’avoir un avant-goût des pauses fraicheurs qui auront lieu au milieu de chaque période lors de la prochaine Coupe du monde, afin de permettre aux joueurs de s’hydrater et de souffler quelques minutes face aux fortes chaleurs annoncées en Amérique du Nord cet été. Mais ces interruptions permettront également aux diffuseurs de proposer des publicités. Une nouveauté qui déplaît à Éric Di Meco.

« La dimension physique est très importante »

« La VAR nous avait déjà posé des problèmes car ça nous fait trop de coupures. On est un sport où tu as deux fois 45 minutes, où la dimension athlétique que tu peux imposer à l’adversaire peut faire plier le match car il n’y a pas 50.000 points comme le basket ou le rugby, il faut aller le chercher ce but qui peut te permettre de gagner des fois. La dimension physique est très importante. Là, il y a le côté culturel, nous ne sommes pas habitués à faire quatre quart temps, nous c’est deux mi-temps, une coupure au milieu et tu reviens, il y a du rythme dans le match. Je le répète, la VAR pose un gros problème par rapport à ça », a confié l’ancien joueur de l’OM sur RMC.

« Pour moi, ça ne marche pas »

« Là, ils vont nous faire des mi-temps de mi-temps ? Des quarts temps, on va partir sur un match de basket bientôt. Non, non. Pour moi, ça ne marche pas, poursuit Di Meco. Je ne veux pas que mon sport aille vers ça. Maintenant, si on en arrive là par rapport à l’argent, ça veut dire quoi ? Pourquoi ne pas faire des huit-temps ? Quand tu pars dans ces trucs-là, quelle est la limite car tu peux avoir trois coupures dans un match de foot maintenant, pourquoi pas en mettre huit du coup. »

Il y a quelques jours, Dave Appadoo y était lui aussi allé de son coup de gueule : « On va avoir des pauses chocolats chauds ! Ça ne vous a pas échappé que ce sport, qui était très loin de la culture américaine, s’américanise. Le VAR, c’est clairement quelque chose que tu as beaucoup dans les sports américains, on n’aime pas ça nous. Et ils l’ont imposé sans qu’il y ait vraiment une demande. Ça devait être un galop, on sait très bien quand ça commence, expliquait le journaliste dans L’Équipe du Soir. Les cinq changements, ça devait être par rapport au Covid, derrière on l’a gardé, pourquoi ? Car ça te fait plus de rotations comme dans les sports US. Là, cette pause va faire des quart-temps : pause fraîcheur, mi-temps, puis pause fraîcheur ».

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