Depuis mercredi et la diffusion du documentaire Netflix autour du fiasco de la Coupe du Monde 2010 de l’équipe de France, les réactions s’enchaînent. Ce dimanche, Pascal Dupraz a notamment affirmé que Raymond Domenech avait sans doute commis une erreur en décidant de virer Nicolas Anelka du groupe en plein mondial.

Le documentaire réalisé par Netflix autour de la crise de Knysna avec l’équipe de France 2010 suscite des réactions. Ce dimanche, l’ancien entraîneur de Toulouse Pascal Dupraz s’est exprimé sur le sujet. Selon ce dernier, Raymond Domenech a commis une erreur dans sa gestion du cas Nicolas Anelka, viré du groupe après avoir « insulté » le sélectionneur.
« Il aurait dû tout faire pour ne pas virer Nicolas Anelka »
« On n’est pas à sa place. Il a quand même un savoir, un palmarès, c’est indéniable. Moi je n’ai pas managé à sa hauteur mais j’ai managé des hommes. A un moment donné, il faut faire consensus. A mon sens, même s’il dit qu’il s’en fout, il aurait dû tout faire pour ne pas virer Nicolas Anelka. Vous pensez que ça n’arrive pas partout, y compris pour les entraîneurs les plus populaires, les plus aimés des plus grands joueurs de la planète, de se prendre dans la barbe un "enc…"? Ça arrive à tous les coachs », a ainsi confié Pascal Dupraz dans l’émission Les Grandes Gueules sur RMC. De son côté, Raymond Domenech a très mal perçu ce documentaire.
Domenech « meurtri et trahi » par ce documentaire
« 16 ans après, cela devait être le documentaire de l'explication, de la réflexion et de l'analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue, où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde. Je n'ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J'ai depuis longtemps abandonné l'aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenu une poubelle haineuse. La production de ce film, qui a changé deux fois en deux ans, n'a pas tenu ses engagements et a trahi ma confiance. (...) Je suis meurtri et trahi : cela raisonne comme un viol de mon âme. un vol de mes émotions d'un moment », a déclaré l’ancien sélectionneur des Bleus (2004-2010).