Présent sur le plateau de l'After Foot sur RMC afin de débriefer la demi-finale de la Coupe du monde entre l'équipe de France et l'Espagne, Daniel Riolo s'est livré à un mea culpa important, assurant notamment qu'il regrettait de s'être enflammé pour les Bleus.

Subjugué par le récital offensif de l'équipe de France durant cette Coupe du monde, comme tous les supporters des Bleus, Daniel Riolo est lui aussi tombé de haut lors de la demi-finale perdue contre l'Espagne (0-2). Le journaliste de RMC a même fait son mea culpa, reconnaissant s'être trompé et surtout s'être enflammé sur le niveau de jeu réel de l'équipe de France, qui a été totalement dominée par la Roja.
Riolo craque après le match des Bleus
« Au niveau de l’engouement, je m’en veux terriblement ! On a raconté n’importe quoi ! On a été pris par cet engouement, par cette formule à 4 devant. On s’est couché. Il n’y a pas de "être trop dur envers soi-même", il faut voir les choses en face. On n’a créé aucun danger parce qu’on a cru qu’on pouvait jouer sans milieu de terrain. Deschamps s’est laissé porter par l’engouement. Les joueurs ont créé quelque chose de très fort en terme de vivre ensemble », lance-t-il au micro de l'After Foot sur RMC avant d'en rajouter une couche.
«Au niveau de l’engouement, je m’en veux terriblement ! On a raconté n’importe quoi !»
« Ils ont réellement créé un truc, ils ont fait changer le plan de jeu, ils l'ont voulu, les premiers matchs leur ont donné quasi la certitude que c'était en train de fonctionner. Et ce soir, ça se fait fracasser sur le talent des Espagnols. Mais autant les joueurs ont cru à tort que ça marchait, Deschamps y a cru et nous derrière, personne n'a eu la lucidité, à part sur les trois premiers matchs, de parler du milieu à 3. Tout au début, on disait qu’il faudra Rabiot, Tchouaméni et Koné dans un gros match mais on a arrêté d'y penser. On a surfé sur la vague, on s'est mis dans le petit canoë, le soleil brillait, on a mis la crème solaire et on a bronzé », ajoute Daniel Riolo.