Qualifié pour les barrages du Top 14, le Racing Metro 92 a plus qu'accompli ses objectifs. Pierre Berbizier, l'entraîneur, espère néanmoins continuer à faire jeu égal avec les gros, dès ce soir contre Clermont.
Revenons au sportif et à cette victoire face à Biarritz qui a doit vous donner une grande confiance au moment d'aborder votre match de barrage à Clermont ? P.B : Cette victoire nous a surtout donné le plaisir de battre une très bonne équipe dans un très bon match de rugby. Ça prouve que nous avons rivalisé avec les meilleurs et ça revient à notre ambition affichée en début de saison. Mais nous sommes réalistes. Clermont est habitué à ce genre de rendez-vous avec trois finales consécutives. C'est une première pour nous, même si certain l'ont déjà vécu individuellement dans d'autres clubs. On est conscient du problème, surtout de la qualité de l'adversaire. Qu'est ce qui vous impressionne chez cette équipe clermontoise ? P.B : C'est l'équipe qui joue le mieux au rugby depuis trois ans. Cette équipe manque peut-être d'un peu de réussite. Dans quel état d'esprit abordez-vous cette rencontre ? P.B : Comme une nouvelle expérience qu'on va jouer à fond. Je le répète, nous voulons rivaliser avec les meilleurs. C'est une étape de plus dans un contexte différent. On va voir à quel niveau on se situe et ce sera forcément une expérience enrichissante pour la suite. Comment sentez vos joueurs à l'approche de ce barrage ? P.B : Ils sont très contents de pouvoir en découdre avec les meilleurs. C'est la simplicité qui permet d'exister au plus haut niveau. Et c'est, parfois là, que tout ce complique. La pression est nécessaire pour avancer, mais il ne faut pas qu'elle soit négative. Le point fort d'une équipe, c'est sa maturation. Nous sommes en train de la construire. Etes vous impatient d'en découdre ? P.B : Je me sens dans la peau d'un privilégié. Quand j'étais joueur, je voulais les jouer. Maintenant que je suis entraîneur, je veux les préparer. Mais je ne ressens pas les mêmes sensations. Le pouvoir appartient aux joueurs. J'ai simplement un rôle d'accompagnateur.