Ce dimanche, à l’occasion de Paris-Roubaix, Tadej Pogacar aura l’occasion d’enfin boucler la boucle et de remporter le dernier Monument qui manque à son palmarès. Un succès serait-il alors synonyme de retraite pour le Slovène qui pourrait estimer avoir fait ce qu’il avait à faire dans le cyclisme ? Marion Rousse n’est pas forcément de cet avis et a trouvé un challenge à la hauteur pour l’avenir de Pogacar.

Au top du cyclisme mondial, Tadej Pogacar pourrait plus que jamais devenir le GOAT de son sport d’ici quelques heures. En effet, après avoir remporté Milan-San Remo, le Slovène doit désormais s’imposer sur Paris-Roubaix pour pouvoir se vanter d’avoir remporté tous les Monuments. Le rendez-vous est ainsi donné ce dimanche sur les mythiques pavés de l’Enfer du Nord pour Pogacar. Le grand rival de Mathieu Van der Poel arrivera-t-il là où il a jusqu’à présent échoué ?
« Il pourrait avoir envie de battre le record de victoires d’une épreuve »
Une victoire de Tadej Pogacar à l'occasion de Paris-Roubaix pourrait également avoir un possible impact sur son avenir. En effet, certaines estiment qu’après avoir bouclé cette boucle, le Slovène pourrait décider de tirer sa révérence. Marion Rousse n’est elle pas forcément de cet avis. En effet, pour La Tribune Dimanche, la consultante sur France Télévisions a confié à propos de Pogacar : « Pourrait-il considérer qu’il a fait le tour de la question ? Pas forcément, il pourrait avoir envie de battre le record de victoires d’une épreuve. Il est si fort sur tous les terrains qu’on attend toujours plus de sa part. Ça dépend de lui. Après sa victoire à Milan-San Remo, il a confié à Tom Pidcock qu’il n’y reviendrait plus. J’ai lu des commentaires qu’il aurait fallu le laisser gagner dès sa première participation pour ouvrir des perspectives à d’autres coureurs ».

« C’est fou »
A propos de Tadej Pogacar, Marion Rousse a également ajouté : « Rend-il les courses excitantes ou désespérantes ? Paris-Roubaix, c’est à part car il fera peut-être moins de différences que dans les monts du Tour des Flandres. Ce qui m’impressionne le plus, c’est qu’un vainqueur du Tour de France ose enfin s’y attaquer. On ne peut que l’admirer. Imaginer qu’il gagne à 27 ans le seul Monument qui lui manque, c’est fou. Sur ces courses d’un jour désormais, on a les deux Fantastiques. Ils sont seuls au monde. Et encore, Mathieu Van der Poel n’a pas réussi à le suivre à la fin de Milan-San Remo ».