A quelques jours du départ de Paris-Roubaix, Thierry Gouvenou, directeur de la course et ancien coureur spécialiste des pavés, évalue les différentes clés du duel entre Tadej Pogacar et Mathieu Van der Poel. Et il annonce un affrontement de très haut niveau, avec un Pogacar déterminé comme jamais...

Dimanche, un mois après avoir décroché son premier rêve de 2026, la gagne sur Milan San Remo, Tadej Pogacar va s'attaquer au dernier Monument qui manque encore à son palmarès, celui qui pourrait lui permettre, s'il le gagne dans quelques jours, de réaliser l'exploit unique de lever les bars sur les 5 Monuments en une saison : Paris-Roubaix.
« Il va falloir un très grand Mathieu van der Poel pour pouvoir rivaliser avec lui »
Pour le directeur de la course Thierry Gouvenou, Tadej Pogacar va arriver sur les pavés du Nord avec une détermination totale, et il ne fait aucun doute qu'il sera prêt et au top niveau, comme il l'a indiqué dans des propos rapportés par cyclismactu.net : « Je pense que l’an dernier, on avait beaucoup de doutes pour savoir si Tadej Pogacar pouvait être au niveau sur Paris-Roubaix. Il a prouvé qu’il était plus qu’au niveau, qu’il jouait la gagne. Il va falloir un très grand Mathieu van der Poel pour pouvoir rivaliser avec lui. Je pense que Pogacar va arriver avec une envie, presque une obsession de gagner cette course, et il sera intraitable. Mais ça reste jouable ».
« Mentalement, on a déjà vu que Pogacar était très fort »
Pour Gouvenou, Paris-Roubaix reste peut-être la seule course où la détermination de Pogacar pourrait ne pas suffire : « Il y a encore des incertitudes, notamment parce que c’est sans doute la course qui lui correspond le moins : c’est très plat et cela demande une puissance physique énorme. Mais mentalement, on a déjà vu qu’il était très fort, notamment sur Milan-San Remo. Sa présence sur Paris-Roubaix est très importante, car elle montre qu’on peut viser à la fois les Grands Tours et les Classiques. C’est excellent pour le cyclisme, autant médiatiquement que pour le public. Le fait de l’avoir au départ, sans garantie de victoire, apporte un suspense incroyable ».