Cyclisme : Pogacar, l'aveu du clan Van der Poel
Alexandre Higounet

Alors que Mathieu Van der Poel n'a pas été en mesure de suivre Tadej Pogacar dans le Poggio, permettant au Slovène de lever les bras sur Milan San Remo, le clan du champion hollandais s'est penché sur cet épisode de course. Et s'il l'explique avant tout par la configuration de course bouleversée du fait de la chute intervenue juste avant la Cipressa, il n'élude pas une autre raison : Pogacar a encore monté son niveau d'un cran par rapport à l'an dernier.

Si Tadej Pogacar a remporté Milan San Remo, c'est avant tout parce qu'il est parvenu à sortir Mathieu Van der Poel de sa roue dans le Poggio. Et au sein de l'entourage du champion hollandais, on a cherché les explications de ce fait de course. La première est liée à la configuration devenue particulière de la course avec la chute collective intervenue juste avant la Cipressa, obligeant Pogacar et Van der Poel à un effort maximal bien plus long, une configuration qui avantage un grimpeur comme le Slovène.

La question du Poggio

A l'occasion du Vals Plat podcast, David Van der Poel, le frère ainé de Mathieu, a ainsi expliqué, dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « L'effort a été bien plus long. Au lieu de 8 minutes sur la Cipressa, il a fallu ajouter trois ou quatre kilomètres à la Cipressa. On parle alors d'un effort de 15 minutes, au lieu de 8. Je pense que Mathieu s'est peut-être un peu trop forcé ».

« Mathieu a dit que ses temps sur la Cipressa et le Poggio étaient quasiment identiques à ceux de l'année dernière »

Mais pour le clan Van der Poel, l'étude des chiffres après la course aboutit à une deuxième explication, à savoir que Tadej Pogacar est encore plus fort que l'an dernier : « Mathieu a dit que ses temps sur la Cipressa et le Poggio étaient quasiment identiques à ceux de l'année dernière. Et la puissance développée aussi, donc Pogacar était tout simplement encore plus fort que l'an dernier. J'avais l'impression que Mathieu n'était pas au mieux de sa forme sur la Cipressa, mais à en juger par les vitesses et les temps de montée, ce n'était pas le cas. Malgré tout, Pogacar est monté encore plus vite, avec des vents moins favorables. Un cran au-dessus ». Les progrès du Slovène, s'ils se confirment, laissent peu d'espoir à Van der Poel sur le Tour des Flandres et ouvrent un vrai suspens autour de leur duel programmé sur les pavés de Paris-Roubaix.

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