Cyclisme : Il fustige le défaitisme des rivaux de Pogacar !
Alexandre Higounet

Avec sa victoire sur Milan San Remo, qu'il rêvait de gagner depuis plusieurs années sans y parvenir, Tadej Pogacar complète sa collection de Monuments et assoit plus que jamais sa domination sur le cyclisme mondial. Et pour l'ancien coureur aujourd'hui consultant Jérôme Pineau, la domination psychologique qu'il exerce sur ses rivaux augmente désormais d'autant les chances du leader slovène.

Si Tadej Pogacar a enfin pu remporter Milan San Remo, complétant sa collection de Monuments, où il ne manque plus que Paris-Roubaix, il le doit bien sûr avant tout à sa domination physique sur le peloton. Mais pas seulement. La logique de défaite qu'il est parvenue à imprimer dans l'esprit de ses rivaux y contribue grandement. Et Jérôme Pineau, l'ancien coureur devenu consultant, en a vu une preuve flagrante lors de la Primavera.

« Dans la Cipressa, on avait presque l’impression qu’ils attendaient son retour avant de donner le départ »

A l'occasion du podcast Grand Plateau sur RMC, Pineau a ainsi analysé, dans des propos relayés par cyclinguptodate.com : « L’hésitation et la neutralisation au début de l’ascension après la chute de Pogacar ont coûté cher à tous les outsiders qui auraient pu en profiter. Personne ne les aurait blâmés si certains avaient attaqué et fait exploser la course sur la Cipressa sans attendre le Slovène. On avait presque l’impression qu’ils attendaient son retour avant de donner le départ, et quand il est revenu, il a puni tout le monde ».

« Pogacar est tellement rentré dans leurs têtes qu’ils ne savaient plus quoi faire »

Pour Jérôme Pineau, cet attentisme coupable est le signe de la domination psychologique que Tadej Pogacar exerce désormais sur ses rivaux, Mathieu Van der Poel mis à part puisque lui aussi était dans la chute : « Si ça avait été une vraie Cipressa, Pogacar n’aurait jamais pu revenir comme ça. Les deux premiers kilomètres de la Cipressa ont été les plus lents de ces cinq ou six dernières années. Ils s’observaient les uns les autres. Ça n’arrive jamais sur la Cipressa. Pogacar est tellement rentré dans leurs têtes qu’ils ne savaient plus quoi faire. Ils pensaient : Je ne peux pas attaquer, car s’il revient, il me fera du mal. Résultat : il est revenu et il les a matraqués ».

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